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Enlèvements présumés d’enfants : Les deux procureurs haussent le ton

Enlèvements présumés d’enfants : Les deux procureurs haussent le ton

Société | -   Dayar Salim Darkaoui

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Les deux procureurs général et de la République ont fait une mise au point hier pour mater les rumeurs qui font état d’une 4x4 noire, voire blanche, non immatriculée, circulant dans les villes pour enlever des enfants. Ils sont ensuite revenus sur l’enfant qui a été poignardé samedi. Sa vie ne serait pas en danger.

 

Youssouf Ali Djae et Hamidou Ali Mohamed, respectivement procureur général et procureur de la République, ont convié la presse hier, au Palais de justice de Moroni, à une mise au point suite à une rumeur qui circule dans le pays selon laquelle une 4x4 noire, voire blanche, non immatriculée, circulerait dans les villes pour enlever des enfants.
Le procureur général affirme que cette information ne repose sur aucun fondement.

 

Jusqu’ici aucune plainte signalant une disparition n’a été déposée, affirme-t-il. Youssouf Ali Djae dénonce une campagne malsaine

 

visant à semer la panique au sein de la population. Il rappelle que répandre de fausses informations est une infraction punie par le code pénal comorien. “Divulguer une fausse nouvelle, une fausse information est passible d’une peine d’emprisonnement”, fait-il savoir. Dans sa ligne de mire la presse qui se permet, selon lui, de relayer ce genre d’informations sans prendre soin de les vérifier.

 

 

Les journalistes doivent être responsables de ce qu’ils diffusent. Trier les informations, démêler le vrai du faux. Et rejeter tout ce qui est de nature à créer la confusion, interpelle-t-il.

 

Avant d’ajouter que “tout responsable d’une radio qui piétinera la loi devra faire face à la justice”. Cette mise en garde, précise-t-il, ne s’adresse pas seulement aux médias mais également aux partis d’opposition. “Que les membres d’opposition prennent leurs responsabilités. Nous allons assumer les nôtres. Toute personne qui outrepassera ses droits, qui qu’elle soit, nous allons les lui rappeler”, martèle-t-il.

Le procureur de la République s’attardera, lui, sur différents sujets qui font l’actualité notamment la mort, dimanche dernier, d’un jeune homme à la suite d’une altercation. Deux jeunes ont été placés en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour déterminer s’il s’agit d’un homicide volontaire ou involontaire.

S’agissant de l’enfant qui a été poignardé samedi, sa vie ne serait pas en danger. Les premiers éléments révèlent que le coup a été porté par un adulte et non par un enfant de sept ans, comme on l’a laissé entendre. Là encore, l’enquête est en cours. Tout comme l’affaire du meurtre de Karim Aladin. À ceux qui pointent du doigt la lenteur de la justice, Hamidou Ali Mohamed répond que c’est normal s’agissant d’affaire de meurtre.



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