Cette première édition intervient dans un «contexte de développement de l’enseignement technique et professionnel»
Les épreuves écrites du baccalauréat technique et professionnel agricole vont débuter ce samedi 17 octobre. C’est une première pour l’enseignement technique comorien. La promotion compte quinze élèves, dont quatorze candidats aux examens et un dispensé, qui ont commencé leur formation en classe de Seconde, il y a, donc, deux ans. L’annonce a été faite, lundi dernier, par le directeur général de l’Enseignement technique, de la Formation et de l’Insertion professionnelle (Dgetfip), Mohamed Toihir Abdourahim, lors d’une conférence de presse organisé au commissariat à l’Education. Ces examens comprennent des matières techniques, des enseignements généraux ainsi que des matières de transfert, autour d’un programme qui associe aux connaissances liées au métier préparé aux matières générales, notamment le français, l’anglais, l’arabe et les mathématiques.
Cette première édition intervient dans un «contexte de développement de l’enseignement technique et professionnel», selon le responsable qui a, par ailleurs, révélé que le nombre d’établissements est passé de deux, en 2016, à huit aujourd’hui, avec des formations couvrant plusieurs secteurs, dont l’agriculture, l’élevage, le bâtiment, l’électricité et l’énergie. De même, le financement aurait «beaucoup augmenté avec un budget qui avoisinait les 6 millions et qui a atteint les 86, actuellement».Parmi les projets présentés, figure la transformation du Centre national horticole en lycée technique ou professionnel agricole.
D’autres infrastructures sont, également, en cours de réalisation, notamment dans la région de Mbadjini. Mohamed Toihir Abdourahim a, également, évoqué les moyens accordés aux établissements par l’Etat, avec des budgets de fonctionnement revus à la hausse, estimant que ces investissements doivent permettre d’élargir l’offre de formation et de mieux préparer beaucoup de jeunes à intégrer le monde professionnel.
«Plus de six-cents places»
Après avoir indiqué que la capacité d’accueil de ces établissements dépassait les six-cents places, «alors que ces formations restent encore peu sollicitées», le directeur général de la Dgetfip a appelé les parents et les jeunes à «s’intéresser davantage aux filières techniques et professionnelles». Pour lui, l’orientation vers une filière technique peut offrir une autre voie aux élèves qui rencontrent des difficultés dans l’enseignement général : «il faut que la population comorienne comprenne qu’il n’y a pas que l’enseignement général aux pays», a-t-il martelé. Et de conclure : «de nos jours, les jeunes peuvent notamment se former aux métiers de l’agriculture, du bâtiment ou de l’électricité, selon leurs aptitudes et leurs projets».




