Pour la Fédération comorienne des consommateurs (Fcc), seul «un modèle de gouvernance transparent pourra garantir l’avenir du pays».
La Fédération comorienne des consommateurs (Fcc) a tenu une réunion d’échanges le samedi 7 mars, au Centre d’animation socioculturelle de Moroni-Mtsangani (Casm). La rencontre a rassemblé un panel d’experts, entrepreneurs, consultants, enseignants, banquiers et informaticiens pour débattre sur les difficultés majeures que rencontrent les usagers. A l’occasion, la présidente de la Fcc, Nasrat Mohamed Issa, a centré les débats sur une question fondamentale : «quel modèle de gouvernance pour les sociétés d’État de demain ?»
Ainsi, le président d’honneur de la Fcc, Saïd Mohamed Abdallah Mchangama, a fait savoir que ce diagnostic marque un nouveau départ estimant que « tous les consommateurs, qu’ils soient des particuliers ou des entreprises, doivent s’unir pour influencer la gestion des services publics ».
Selon lui, « les services rendus par les sociétés publiques nous appartiennent à tous», insistant sur la nécessité pour les citoyens, d’évaluer l’action du gouvernement sur la base des lois et de l’usage des deniers publics. Déplorant «le manque des représentants du peuple», le président d’honneur a déclaré qu’on «ne peut plus laisser le service public se dégrader sans réagir».
Améliorer la qualité des services publics
A son tour, Nasrat Mohamed Issa a alerté sur «les dangers d’une gestion opaque» des entités publiques sans donner de details. Selon elle, «il ne suffit plus de constater que les entreprises ne fonctionnent pas, il faut exiger un équilibre financier et une transparence totale». Et de pointer du doigt « les dérives de la gestion du personnel ». Elle appelle les instances de direction à devenir de véritables «gardiens» de l’intérêt général en privilégiant les compétences plutôt que les «recrutements fantômes ou abusifs».
Un discours qui colle avec les ambitions des autorités. Celles-ci expriment leur «volonté de promouvoir la méritocratie pour améliorer la qualité des services publics». Nasrat Mohamed Issa annonce «un mémorandum» à soumettre aux autorités sur les propositions qui seront entérinées par les participants à la rencontre. «Les contributions recueillies serviront à élaborer un mémorandum qui sera transmis aux autorités compétentes.
II s’agit de proposer des pistes concrètes pour améliorer la gouvernance des entreprises publiques et garantir des services de meilleure qualité aux citoyens», a-t-elle déclaré, précisant, encore une fois, que le principal objectif reste «l’amélioration de la qualité des services fournis».
«Nous payons souvent des services très chers, parfois surtaxés, et il est frustrant de constater que la qualité n’est pas toujours au rendez-vous», a dénoncé la présidente de la Fcc. Pour elle, cette démarche citoyenne marque une première étape vers une réflexion plus large sur l’avenir des sociétés d’État et leur rôle dans le développement du pays.
Djaaffar Ahamed, Mohamed El-hadji Youhbaidat (Stagiaire)


