Une table ronde sur l’entrepreneuriat s’est tenue samedi au siège de l’Ong Gaspa, à Mirontsi. Elle a réuni une dizaine de jeunes autour de l’entrepreneur Mohamed Dhihari Majani et du juriste Dr Ibraza Omar. L’objectif était de « partager des expériences, conseiller les jeunes et encourager la création d’activités entrepreneuriales ».Organisée avec l’appui de l’Ong «Grâces», cette rencontre a permis aux jeunes du Groupe d’appui et d’intellectuels de Mirontsi (Gaem) d’échanger directement avec des professionnels. Les discussions ont porté sur les difficultés d’insertion, mais aussi sur les opportunités offertes par l’entrepreneuriat. Plusieurs jeunes ont posé des questions sur le financement, les démarches administratives et les secteurs porteurs. 

La problématique de la fiscalité

A cette occasion, Mohamed Dhihari Majani a salué l’initiative du Gaem et encouragé les jeunes à croire en leurs capacités. Il a alors évoqué les difficultés d’accès à l’emploi pour les jeunes. «Beaucoup de jeunes ont des diplômes mais ont du mal à trouver du travail. L’entrepreneuriat peut être une solution. Il faut commencer quelque part, même dans un stage pour acquérir de l’expérience et élargir son carnet d’adresses. Dans le milieu, il faut être patient et courageux. Les débuts sont difficiles et ce n’est jamais le moment d’abandonner. Une activité peut prendre plusieurs années avant d’être rentable», a-t-il expliqué. Le gérant de Aroma-Com, spécialisé dans la transformation et l’exportation de produits de rente, a donné des conseils concrets pour démarrer une activité. «Il faut commencer avec ses moyens. Le début demande un peu de financement, surtout pour le fonctionnement. Les démarches administratives sont parfois compliquées. Il est conseillé de commencer petit et de développer son réseau. Des secteurs comme l’agriculture, la pêche, l’élevage et l’artisanat offrent des opportunités, malgré le manque de main-d’œuvre qualifiée», a-t-il fait savoir.


De son côté, le juriste Dr Ibraza Omar, chef de bureau Océan indien du Groupe de recherches et d’actions sur la culture, l’éducation, la santé et la société en Afrique (Graces), ayant son siège en Côte d’Ivoire, a expliqué le cadre de cette initiative. «Nous avons accueilli Dhihari après notre formation axée sur la création d’entreprise,  de À à Z. L’objectif est de permettre aux jeunes d’échanger avec quelqu’un qui a de l’expérience. L’objectif est que nous voulons aider les jeunes à avancer dans leurs projets. Cette rencontre permet aussi de les orienter vers des programmes comme la Cohorte Jeune Force et de mettre les bases de l’entrepreneuriat dès le jeune âge. Avec le soutien de Grâces, de nombreuses activités sont programmés dans ce sens», a-t-il ajouté.Pour lui, « la fiscalité aux Comores démotive les entrepreneurs et bloque les jeunes». C’est ainsi qu’il plaidera pour «une flexibilité de l’impôt et un accord d’une marge d’exonération sur une durée déterminée avec les nouveaux petits et moyens entreprises (Pme)».