L’objectif est de planter 50 000 arbres dans plusieurs localités de l’île, notamment à Jimlime, Uzini, Ngandzale, Ada et Lingoni. Et parmi les plants distribués il y a des arbres fruitiers, notamment des agrumes et des manguiers, mais aussi des arbres à croissance rapide choisis pour leur capacité à restaurer les sols et lutter contre l’érosion.
L’Ong Dahari a lancé, samedi à Jimlime, sa campagne annuelle de reboisement. Malgré une pluie persistante, la cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Environnement, des autorités locales et de nombreux habitants. Pour cette édition, l’objectif est ambitieux : 50 000 arbres à planter dans plusieurs localités de l’île, notamment à Jimlime, Uzini, Ngandzale, Ada et Lingoni.Le lancement s’est tenu dans la sobriété à la mairie de Jimlime, avant une visite d’une des trois pépinières de Dahari dans la localité. Au nord de l’île, l’Ong intervient depuis 2017, en collaboration étroite avec les communautés locales. Dès ce premier jour, 100 arbres ont été mis sous terre, marquant ainsi le coup d’envoi d’une campagne qui s’étendra sur plusieurs mois. Parmi les plants distribués figurent des arbres fruitiers (agrumes, manguiers) mais aussi des arbres à croissance rapide, choisis pour leur capacité à restaurer les sols et lutter contre l’érosion. Le co-directeur de Dahari, Misbahou Mohamed, a rappelé la philosophie de l’organisation, basée sur l’implication directe des habitants. «Ce sont les communautés qui plantent leurs arbres. Dahari est là pour accompagner et soutenir. Depuis 2017 que nous travaillons à Jimlime, nous avons revu nos méthodes de reboisement. Nous avons opté pour des arbres à fort rendement. Chaque année, nous visons 50 000 arbres, avec jusqu’à 600 bénéficiaires», a-t-il expliqué.
Le co-directeur a également détaillé la méthodologie de travail sur le terrain. «Nous échangeons avec les communautés pour identifier les terrains, les zones et les types d’arbres à planter. Ce sont les bénéficiaires eux-mêmes qui choisissent les plants à mettre sous terre. Cela limite fortement les pertes. Six mois après, nous évaluons 20% des bénéficiaires pour comprendre les réussites et les échecs. Aujourd’hui, nous atteignons plus de 70% de taux de réussite», a-t-il précisé.Le ministre de l’Environnement, Abubakar Ben Mahmoud, a, quant à lui, rappelé l’importance stratégique des arbres pour le pays. «C’est une activité d’une grande importance, pour la vie et pour l’avenir. Les arbres limitent l’érosion, donnent à manger, renforcent la sécurité alimentaire et luttent contre le réchauffement climatique. Nous avons appelé tous les Comoriens à planter des arbres. La campagne nationale de reboisement est possible grâce à des organismes comme Dahari», a-t-il déclaré.
La veille du lancement, le ministre était en tournée avec les équipes de Dahari pour visiter plusieurs installations dans les zones d’intervention de l’Ong. «Dahari apporte sa pierre à l’édifice du chef de l’État : ‘un Comorien, un arbre’. Que ce soit dans le programme marin ou forestier, l’organisation agit pour la protection de l’environnement. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le niveau d’implication des communautés», a-t-il souligné.
Prenant la parole, le deuixème adjoint au maire de la commune de Jimlime a salué le choix de la localité pour lancer la campagne. «Le fait que cette campagne démarre sous la pluie montre la détermination de Dahari et de la population. Jimlime est fortement exposé à l’érosion et à la dégradation des sols. Ce projet est donc vital pour notre commune. Les arbres que nous plantons aujourd’hui, ce sont des fruits pour demain, pour nos enfants et pour l’environnement», a-t-il déclaré.




