L’Ong Dayima et la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Université des Comores ont célébré, samedi 6 juin, la Journée mondiale de l’environnement au siège de la Fst à Moroni. Placée sous le thème «Science, jeunesse et communautés au service de l’environnement», cette rencontre a réuni universitaires, acteurs associatifs et partenaires autour des enjeux de la résilience climatique, de la préservation de l’environnement et du développement durable.

L’objectif était de promouvoir une mobilisation durable des jeunes face aux défis environnementaux et climatiques, tout en mettant en avant l’apport des sciences et du numérique dans la recherche de solutions adaptées aux réalités locales.Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie, le doyen de la Faculté des sciences et techniques, Hamidou Hamada, a mentionné l’importance de l’engagement collectif pour préserver les ressources naturelles du pays. «La présence de tous dans cette salle démontre que l’avenir de nos îles nous concerne tous.

Cette journée vise à sensibiliser les universitaires et les institutions publiques aux grands enjeux de notre époque : la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique, la gestion durable des ressources naturelles et la préservation de la biodiversité», a-t-il déclaré. Le doyen a rappelé que «les récifs, les forêts et les espèces endémiques constituent des richesses essentielles pour l’économie et le développement du pays».

 Il a également mis en avant le rôle de la faculté dans la formation des futurs scientifiques et ingénieurs appelés à transformer ces défis en projets concrets au service du développement durable. Le représentant de l’Ong Dayima, Said Abdouroihamane, est revenu sur le parcours de l’organisation créée en 2016 et officiellement reconnue en 2018.

 Il a présenté les principaux domaines d’intervention de l’association, notamment la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire, la gestion durable des ressources naturelles, l’innovation et le développement local. «Nous mobilisons les chercheurs, travaillons avec les communautés et favorisons des solutions adaptées aux réalités locales afin de contribuer au développement durable», a-t-il expliqué.


Le responsable a insisté sur l’importance des partenariats noués avec les institutions nationales et internationales, les ministères ainsi que les collectivités locales dans le cadre de projets liés à la résilience climatique, à la lutte contre la malnutrition et au développement communautaire. Selon lui, l’implication des enfants et des jeunes demeure une priorité.

 «Nous organisons régulièrement des tournées dans les établissements scolaires, car les enfants représentent les acteurs de demain. Notre ambition est de mobiliser l’ensemble de la société autour d’un objectif commun : protéger l’environnement et construire un avenir plus durable», a-t-il conclu.