Le ministre des Finances, du Budget et du Secteur bancaire, Moussa Abderemane, a reçu en audience la Direction générale de la Sécurité Civile (DGSC) ainsi que le point focal environnement et changement climatique du ministère, dans le cadre d’une séance de restitution et d’échanges stratégiques sur la gestion des risques climatiques.

 

Cette rencontre fait suite à la participation de la délégation comorienne à la conférence annuelle du projet régional de préparation aux situations d’urgence pour une reprise inclusive (REPAIR), financé par la Banque mondiale, tenue du 23 au 28 mars à Johannesburg. Elle a permis de dresser «un état des lieux des mécanismes de financement dédiés à la gestion des risques climatiques, tant au niveau national qu’auprès des partenaires techniques et financiers ».

 Parmi les dispositifs évoqués figurent notamment le fonds national d’urgence ainsi que plusieurs initiatives partenaires, dont le programme «CERP», illustrant une mobilisation croissante face aux défis climatiques. Les échanges ont également porté sur les résultats du projet «REPAIR» et les enseignements tirés de cette rencontre internationale. L’évaluation des actions menées, le partage d’expériences et l’amélioration des dispositifs existants ont été au cœur des discussions. 

Une collaboration interinstitutionnelle

«Il ressort que l’Union des Comores affiche une avance notable sur plusieurs pays africains, notamment sur les plans juridique et stratégique en matière de préparation aux catastrophes, de réponse d’urgence et de résilience climatique », indique une communication du ministère des Finances. Dans cette dynamique, une reconnaissance majeure a été annoncée : «pour la première fois, l’Union des Comores assurera la présidence tournante du comité du fonds régional pour les risques climatiques, témoignant de son engagement et de son leadership dans ce domaine», a-t-on souligné.


Par ailleurs, le projet « ADRIFI », financé par la Banque africaine de développement, a été présenté comme un levier essentiel pour renforcer les capacités nationales de gestion des catastrophes. Lors de son intervention, le ministre Moussa Abderemane a salué «les efforts accomplis et encouragé la poursuite des actions engagées avec détermination. Il a réaffirmé l’importance des financements climatiques pour renforcer la résilience nationale et garantir une réponse rapide et efficace aux populations vulnérables face aux aléas climatiques», indique le service de communication de l’argentier du pays.

 Parallèlement, la Dgsc s’est félicitée de la tenue de cette séance de travail, qui a permis d’examiner les projets structurants en cours ainsi que les mécanismes de financement du risque climatique aux Comores. «Les priorités nationales ont été clairement identifiées, notamment le renforcement des systèmes d’alerte précoce, la modernisation des capacités opérationnelles de réponse, le développement d’infrastructures résilientes et la consolidation des dispositifs institutionnels de gestion des urgences», note la Dgsc dans une publication postée sur les réseaux sociaux.


«Les discussions ont également mis en avant les opportunités de mobilisation de financements innovants, incluant les instruments régionaux et internationaux, les mécanismes d’assurance contre les catastrophes ainsi que les partenariats stratégiques avec les institutions techniques et financières», a-t-on poursuvi. La Direction générale de la Sécurité Civile a salué l’engagement du ministère des Finances en faveur d’une meilleure intégration du financement du risque climatique dans la planification budgétaire nationale. 


Une démarche jugée essentielle pour renforcer durablement la résilience du pays face à l’intensification des aléas climatiques. Cette collaboration interinstitutionnelle marque «une avancée significative dans la mise en œuvre effective de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et dans la protection durable des populations et des infrastructures aux Comores».