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Environnement I Vers l’application de la loi interdisant l’utilisation du plastique ?

Environnement I Vers l’application de la loi interdisant l’utilisation du plastique ?

Société | -   Nazir Nazi

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Avec la société «Non Woven Comoros LTD.Sarl» et l’association pour le développement durable des jeunes leaders(A2djl), la capacité locale de production de sacs biodégradables pourrait atteindre plus de 60 mille par jour. Reste à savoir s’il est temps d’interdire l’importation des sacs non biodégradables. Adoptée il y a un peu plus de cinq ans et promulguée il y a exactement quatre ans et huit mois, la loi N°17011/Au, portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables reste toujours sans effet.

 

7 200 sacs en tissu par heure, telle est la capacité actuelle de production de la société privée «Non Woven Comoros LTD.Sarl». Il s’agit d’une production de sacs biodégradables en heure de temps par cette société locale qui a mis la main dans la patte depuis six mois. Une entreprise qui augurerait le début de l’application de la loi Oumouri, loi N°17011/Au, portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables. Les autorités du secteur de l’environnement hésitaient, cinq ans durant, à soutenir son application effective faute d’une production suffisante pour substituer les sacs plastiques. Cette fois-ci, la capacité de production locale des sacs bio pourrait atteindre les 57 mille sacs durant les huit heures de travail.


Interrogé hier, le patron de la société «Non Woven Comoros LTD.Sarl», Aboubacar Mohamed, tient à rassurer sur la possibilité pour le pays de produire une quantité suffisante qui lui permettra de se passer des sacs non biodégradables. «Mon objectif est de remplacer les sachets plastiques et lutter contre cette large pollution au pays. Le gouvernement n’a pas encore lancé concrètement et de façon effective l’interdiction de l’importation des sachets plastiques aux Comores. Alors que nous produisons suffisamment, à titre d’exemple notre machine produit 7 200 sacs par heure», regrette ce diplômé en physique médicale.


Parallèlement, l’association pour le développement durable des jeunes leaders(A2djl), à laquelle est confiée également une production de sacs biodégradables, vient de recevoir les rouleaux de papiers attendus depuis un moment. Ses installations ayant une capacité moyenne de production journalière de trois mille sacs en papiers décomposables et pouvant même atteindre les neuf mille sacs par jour.

Capacité locale journalière, plus de 60 mille sacs

Adoptée il y a un peu plus de cinq ans et promulguée il y a exactement quatre ans et huit mois, la loi N°17011/Au, portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables reste toujours sans effet.Pourtant, un moratoire de six mois, pour se conformer à ladite loi, est expiré depuis avril 2018, soit plus d’une année. La caducité de cette loi, proposée par Oumouri M’madi Hassani, député d’Itsandra-Nord, déplorant la prolifération incontrôlée des sachets en plastique et de nombreux problèmes environnementaux, laisse ses traces dans les zones côtières.

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