Dans cette localité de la région de Hamahame, l’Acaf et ses partenaires unissent leurs efforts pour renforcer la résilience face au changement climatique.

 

L’Ambition climat Afrique francophone (Acaf) a organisé, le samedi 31 janvier, une opération de reboisement dans le village de Ngole, dans la région de Hamahame. Cet événement, mené en partenariat avec plusieurs associations telles que Bandabitsi, Homa et Mwafaka Nantsi, a également marqué le lancement officiel d’une plateforme régionale dédiée à la lutte contre le changement climatique. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet de la région, des chefs des villages de Ngole et d’Itsandzeni, ainsi que des présidents des associations partenaires.

Cette initiative vise à promouvoir la justice climatique et environnementale, tout en encourageant des actions concrètes d’adaptation, de résilience et de développement durable. Face à l’un des plus grands défis du XXIᵉ siècle, l’Acaf fédère aujourd’hui seize pays africains, avec une attention particulière portée aux communautés les plus vulnérables, notamment les enfants, les jeunes, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap, qui subissent de manière disproportionnée les effets du changement climatique.

 Représentant l’Acaf aux Comores, le président de l’association Saïd Ahamada Saïd a exposé les multiples conséquences du dérèglement climatique, évoquant «l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des écosystèmes, l’insécurité alimentaire, la pression sur les ressources naturelles et la multiplication des événements climatiques extrêmes qui fragilisent durablement les territoires». Selon lui, ces défis imposent une justice climatique fondée sur «l’équité, la solidarité et la responsabilité partagée», une vision qui a conduit à la création de l’Acaf.

Cette plateforme régionale, à vocation insulaire et continentale, ambitionne de renforcer la voix des pays francophones africains et insulaires dans les négociations climatiques internationales, tout en soutenant des initiatives locales durables. De son côté, le président de l’association Homa, Abdou Ahamada, a salué le rôle central de Bandabitsi dans la mise en œuvre de ce projet. Il a lancé un appel aux institutions publiques, aux partenaires au développement, au secteur privé, aux écoles agricoles, aux Ong et aux communautés locales afin qu’ils rejoignent cette dynamique collective. 

La ferme agricole, un levier de résilience et de développement

Il a également souligné l’alignement de cette initiative avec la vision du chef de l’État et les priorités du Plan Comores émergent (Pce), notamment en matière de sécurité alimentaire, de résilience climatique, d’économie verte et bleue et de création d’emplois durables. «Notre coopérative croit profondément que l’agriculture est une partie essentielle de la solution climatique, à travers une agriculture intelligente, durable et résiliente», a-t-il déclaré.

Intervenant à son tour, le préfet de la région, Ahamed Mohamed Omar, a souligné l’importance stratégique de la ferme agricole implantée à Hamahame, devenue aujourd’hui un modèle de résilience climatique et de développement économique local. Il a salué «l’engagement de l’organisation Bandabitsi, qui a fait le choix stratégique de valoriser le Hamahame, démontrant que les territoires ruraux sont au cœur de la transition écologique». Le préfet a enfin réaffirmé son engagement à accompagner ces initiatives et à contribuer à l’amélioration durable des conditions de vie des populations de la région.