Le parquet général près le Tribunal de Moroni a appelé, dans un communiqué publié ce mercredi 27 mai, à la plus grande prudence au sujet de « nombreuses spéculations » sur l’état de santé de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi détenu à sa résidence administrative de Vwadju transformée en prison annexe.
La déclaration du parquet général fait suite à « un rapport médical » de son médecin personnel qui a fait part « d’une crise d’asthénie généralisée ». Une pathologie connue pour plonger le patient dans un état de fatigue générale et associée à des formes de dépression chronique, selon La Gazette des Comores qui parle d’un « pronostic vital compromis », se fondant sur ce rapport du médecin personnel de l’ancien raïs. Mais ces affirmations ont été réfutées par les autorités judiciaires après « la réalisation d’examens médicaux approfondis par des médecins habilités », selon le communiqué du parquet qui rappelle que les examens en question ont été effectués suite à une demande expresse du ministère de la Justice.
Le procureur général, Ahamada Hamidou, a annoncé « qu’une batterie d’analyses médicales et des examens radiographiques ont été effectués à la demande de l’équipe médicale conduite par son médecin traitant » et qu’à la suite des résultats rien ne confirme les allégations relayées sur les réseaux sociaux. « Les conclusions du diagnostic médical ressortent que Monsieur Ahmed Abdallah Sambi ne présente aucune situation critique d’engager son pronostic vital. Contrairement aux allégations relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux, Monsieur Ahmed Abdallah Mohamed Sambi se trouve actuellement dans un état stable », indique le communiqué.
Reconnaissant le statut d’ancien chef d’Etat à Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et les obligations de la justice à lui assurer ses « droits fondamentaux garantis par la loi dont le droit à la santé », le parquet général affirme que « tous les détenus bénéficient du respect de la dignité humaine » et qu’il « demeure attentif de sa situation sanitaire » grâce « à un suivi rapproché de son état de santé » sous la supervision de son médecin traitant. Le parquet général a enfin appelé « la population à faire preuve de retenue face aux campagnes de désinformation et invite les professionnels des médias à davantage de discernement et de responsabilité dans le traitement de l’information ».



