Une bonne nouvelle cependant. A compter de ce jeudi, selon le chef d’escale, les opérations se feront avec l’Airbus 350, un gros porteur qui vient remplacer le Boeing 737, un avion qui dispose d’une capacité de soute plus restreinte.
Les voyageurs de la compagnie Ethiopian Airlines sont confrontés à une situation particulièrement frustrante depuis plusieurs semaines : leurs bagages n’arrivent pas tous en même temps qu’eux. À l’atterrissage à l’Aéroport international Prince-Saïd-Ibrahim (Aimpsi), l’attente devant le tapis roulant se solde souvent par des grandes déceptions. Après de longues minutes passées à scruter le carrousel dans l’espoir d’y apercevoir leurs valises, de nombreux passagers repartent les mains vides. Marc, un expatrié installé à Moroni, en a récemment fait l’amère expérience.
Arrivé aux Comores sans ses effets personnels, il affirme toutefois connaître la raison de ce retard dans l’acheminement des bagages.«Il y a deux types d’avion qui desservent la capitale comorienne depuis Addis Abeba en Éthiopie. L’Airbus A350 qui est un gros porteur et le Boeing 737 Max, un avion plus petit », a expliqué ce mordu d’aviation. « Ces derniers temps, la liaison Addis-Moroni se fait avec le 737 max qui a une capacité de soute plus restreinte parce qu’il n’y avait pas beaucoup de passagers», a-t-il dit.
Un cargo pour transporter l’ensemble des bagages
Pour ne rien arranger, ces derniers temps, lors du transit des passagers à Addis en partance pour Moroni, même leurs bagages à mains leur sont retirés, ce qui peut générer des situations fâcheuses. «J’étais assis à côté d’une maman à qui on avait pris le bagage à main. Du lait s’est renversé sur son enfant durant le vol mais elle n’a pas pu le changer, sa petite valise se trouvant en soute », se souvient Faissoil Ali, un passager arrivé le 13 juin sans ses colis.
Et de poursuivre : «Quand je suis entré dans le petit bureau pour faire ma déclaration, l’employée du litige bagages était en colère». La raison ? «Persuadés que leurs valises n’avaient pas été embarquées, de nombreux voyageurs se sont immédiatement dirigés vers le service des litiges pour enregistrer une réclamation. Et il s’est avéré que pour quelques-uns d’entre eux, elles étaient arrivées à bon port. Ils ont fait travailler l’employée pour rien», a longuement expliqué notre interlocuteur qui a assisté à la scène, un rien cocasse.
La compagnie panafricaine créée en 1945 fait venir un cargo pour transporter l’ensemble des bagages restés à quai comme c’est le cas, ce lundi 15 juin. «Toutes les valises ont été acheminées via cet appareil », a expliqué le chef d’escale de la compagnie, Ben Omar Antoine, joint au téléphone par Al-watwan. Ce dernier confirme les propos de Marc, le mordu d’aviation. Il a, en outre, une bonne nouvelle pour les passagers. «A partir du 18 juin, nous allons de nouveau opérer avec l’Airbus 350. La bascule se fera dès ce jeudi », a-t-il assuré.
Le retour de ce long courrier entre Addis et Moroni signe l’arrivée de la haute saison. «Nous ne pouvions pas faire venir un vol de 360 places pour moins de 100 passagers», s’est-il justifié. Dès ce jeudi et de façon quotidienne, la compagnie aérienne, géant incontesté du continent, devra déverser des centaines de «Je-viens», ces Comoriens de la diaspora, durant quelques semaines.



