Le président de la République, Azali Assoumani, a répondu au courrier qui lui a été adressé par l’ancien ministre, Ahmed Hassane El-Barwane. Le secrétaire général du parti Juwa avait sollicité, dans sa lettre en date du 25 mai dernier, l’évacuation sanitaire de l’ancien président, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Le chef de l’Etat a, dans un premier temps, salué l’initiative prise par l’ancien ministre, promettant de lui accorder l’attention qu’elle mérite.
«Les conclusions des expertises médicales»
Azali Assoumani a néanmoins souligné la nécessité de respecter et de faire respecter les règles et les procédures associées à une telle démarche. «Comme vous le savez, les procédures prévues pour le maintien de la santé des détenus, notamment en cas d’évacuation sanitaire pour un suivi médical et des soins à l’étranger relèvent purement de la législation en vigueur et des avis médicaux », a-t-il souligné dans sa réponse en date du 6 juin dernier.
Pour le président de la République, la question de l’évacuation de l’ancien président mérite d’être posée et résolue dans les règles de l’art sans bruit ni passion au risque de compromettre les intérêts du détenu et d’enfreindre les procédures classiques qui l’encadrent. Ainsi, pour le chef de l’Etat, ces procédures «doivent être menées dans le cadre humanitaire stricte en dehors de la politisation et de la médiatisation qui, généralement, nuisent et perturbent la sérénité qu’elles nécessitent».
Le président de la République a conclu sa réponse à l’ancien ministre Hassane El-Barwane, en soulignant le caractère décisif des conclusions des expertises médicales. «Les conclusions des expertises médicales seront décisives et serviront de guide aux autorités concernées, dans toute éventuelle mesure à prendre», a conclu Azali Assoumani qui a promis d’accorder «toute l’attention requise et la considération nécessaire» à cette «démarche en faveur de l’ancien président de l’Union des Comores ».


