Repêché par des pêcheurs, puis évacué à l’hôpital El-Maarouf, le corps de Mhoumoudi Fardine, la quarantaine, est le troisième retrouvé à Moroni depuis le début de l’année 2026, ravivant l’inquiétude sur le littoral.


Le corps sans vie de Mhoumoudi Fardine, un homme âgé d’une cinquantaine d’années et originaire de Mwali, a été découvert dans la matinée d’hier lundi 2 février, au petit quai, situé au Café du Port, à Moroni. Selon les premiers constats établis par les premiers témoins, «la victime serait décédée par noyade».


Interrogé sur cette découverte macabre, l’agent de police Halifa Madihali, dit Charbon, de la brigade routière de la police nationale, a indiqué que l’intervention de ses collègues se situait entre 5 heures et 6 heures du matin, peu après la prière de Subh. Selon lui, le corps a été découvert par des pêcheurs qui s’apprêtaient à entamer leur journée de travail en mer. Sur place l’un d’eux, répondant au nom d’Ali, raconte les circonstances de la découverte du corps. 

Une identification formelle 

«Nous étions en train de pousser tranquillement notre petite pirogue. Arrivés près d’un gros caillou, nous avons aperçu ce qui ressemblait à un sachet flottant», a-t-il indiqué avant de poursuivre. «J’ai demandé à mon collègue de s’arrêter. Quand nous avons mieux regardé, nous avons reconnu un corps. C’était un homme», a-t-il relaté. Rapidement alertés, les services de secours sont intervenus sur place.

«Lorsque nous sommes arrivés sur place, le corps avait déjà été repêché par les pêcheurs et se trouvait allongé sur le quai», a précisé le chauffeur des pompiers mobilisé lors de l’opération. Ce dernier indiquera que les pompiers ont ensuite acheminé le corps à la morgue du Centre hospitalier nationale (Chn) El-Maarouf pour une identification formelle et des examens médico-légaux.  Présent également sur les lieux, le policier Halifa Madihali a livré certains éléments complémentaires.

 «Les chaussures du défunt ont été retrouvées sur place, près du quai», a-t-il indiqué, avant de sensibiliser la population sur les dangers que représente la mer en ces temps particuliers marqués par une forte dégradation de l’état général du climat. «Nous appelons la population à ne pas sortir avec ces conditions météorologiques.

 La houle est forte et la mer est dangereuse», a-t-il averti. Il s’agit de la troisième découverte macabre enregistrée en un mois sur le littoral de Moroni. Ce chiffre alimente les inquiétudes au sein de la population et relance les appels à la prudence sur les lieux. Toutefois, si la piste de la noyade accidentelle reste privilégiée à ce stade, les autorités indiquent que «toutes les hypothèses sont actuellement examinées».