Producteurs, préparateurs, exportateurs et responsables de l’Office comorien des produits de rente (Ocpr) ont pris part à une importante réunion dont l’objectif était de faire le point sur les perspectives de la prochaine campagne de commercialisation de la vanille et de renforcer l’organisation de la filière à travers l’installation d’un nouveau bureau des producteurs.

 

Les acteurs de la filière vanille se sont réunis hier jeudi 11 juin au foyer Awulad el Komor à l’initiative de l’Office comorien des produits de rente (Ocpr). Cette rencontre a permis de présenter le nouveau bureau des producteurs de vanille et d’échanger sur les préparatifs de la campagne 2026.

 Selon les organisateurs, ce bureau a été mis en place afin de défendre les intérêts de l’ensemble des acteurs de la filière vanille sur le territoire national et de favoriser une meilleure coordination entre les différents intervenants.Prenant la parole à cette occasion, le directeur général de l’Ocpr, Anlym Anlyane, s’est félicité de cette initiative. 

Plusieurs revendications

Il a souligné l’importance stratégique de la vanille comorienne sur le marché international et a appelé les acteurs à redoubler d’efforts pour valoriser ce produit phare. «Je suis très content de la création de ce nouveau bureau. Nous ne devons pas délaisser la filière car, suite aux recherches de différents experts, il a été constaté que notre vanille occupe une place importante parmi les meilleures vanilles du monde, si ce n’est la meilleure.

Je ne cesserai d’insister que cette année nous avons grand espoir sur la prochaine campagne», a-t-il dit. Les responsables de l’Office ont également invité tous les acteurs de la filière à se rapprocher du nouveau bureau afin de récupérer leur carte d’adhésion, un outil jugé essentiel pour renforcer la représentativité et l’organisation du secteur. 


De leur côté, les producteurs, préparateurs et exportateurs ont formulé plusieurs revendications à l’endroit des autorités publiques. Ils ont notamment appelé le gouvernement, en particulier le chef de l’État, à accorder une attention particulière aux difficultés auxquelles ils sont confrontés, notamment en matière de fixation des prix et de protection des récoltes.

 Le président du bureau des producteurs de vanille, Ahmed Ali Simba, a insisté sur la nécessité d’une meilleure régulation du secteur. «Nous exigeons un prix, qu’il soit bon ou mauvais. Nous exigeons une surveillance maximale sur nos productions ainsi que des sanctions sévères à l’encontre des personnes qui ne cessent de nous voler nos productions», a-t-il déclaré.