Organisée la semaine dernière dans la cour du bâtiment Building par la direction régionale de l’agriculture, la foire a réuni agriculteurs et Centres ruraux de développement économique (Crde). L’événement a permis à la population de se procurer des produits vivriers à des prix nettement inférieurs à ceux du marché. La délocalisation de la foire a favorisé un accès plus fluide aux stands, avec des produits disponibles en quantité et sans bousculade.
Malgré la pluie, les clients se sont déplacés pour la foire agricole organisée à Mutsamudu. Bananes, maniocs, patates, songes ou encore lait de vache étaient proposés à des prix défiant la concurrence. Des agents de la direction de la métrologie étaient présents sur place avec des balances pour contrôler les poids et sensibiliser les vendeurs comme les acheteurs. Sur les étals, les visiteurs pouvaient acheter trois avocats à 500 kmf, sept citrons à 100 Kmf, ou encore un plateau d’œufs à 3 000 francs.
Le manioc et la patate douce étaient vendus à 500 francs le kilo, les songes à 1 000 francs tandis que le litre et demi de lait de vache était proposé jusqu’à 1 000 francs. La banane était quant à elle fixée à 650 francs le kilo.Interrogée sur le choix du site, la directrice régionale de l’Agriculture a expliqué que cette initiative répond à une volonté de rapprocher les produits agricoles de la population.
«Nous avons voulu organiser la foire au plus près de notre bureau au Building, déjà parce que nous disposons d’un espace très suffisant mais aussi pour permettre à des zones de pouvoir accéder à nos produits. La politique menée par le ministère est d’organiser des foires délocalisées et au plus proche de la population. Nous avons plusieurs produits qui sont fortement consommés comme la banane, les songes mais aussi du lait de vache, des citrons ou encore des cocos à boire. L’objectif est vraiment de permettre à la population de trouver des produits vivriers en quantité et facilement accessibles», a fait savoir Sitti Fatima Mohamed.
La directrice est revenue sur «l’effort consenti» par les producteurs pour maintenir des prix abordables. «Nous avons lancé une campagne de sensibilisation auprès des Crde et des agriculteurs qui bénéficient de nombreux projets du gouvernement. Ces foires organisées pendant le ramadan sont là pour permettre à la population d’avoir de bons produits à des prix raisonnables. Les prix proposés aujourd’hui sont même inférieurs à ceux que nous avons pratiqués lors des autres foires», a-t-elle ajouté.
Selon la direction de l'agriculture au niveau de Ndzuani, la présence des agents de la métrologie a permis de renforcer la confiance des consommateurs. «Notre ministère a un partenariat avec la métrologie. Aujourd’hui, ils sont là non seulement pour contrôler les balances et se rassurer que le kilo soit vraiment un kilo, mais aussi pour fournir des balances aux agriculteurs. Ils font également de la sensibilisation sur l’importance de l’achat au kilo peu importe le produit», a-t-elle dit.
Pour les visiteurs, la foire représente une opportunité intéressante en ce mois de Ramadan. Chamssidine Dine Combo explique qu’il était au départ sceptique, mais qu’il a finalement été convaincu après avoir fait ses achats. «Les foires pendant ce mois de Ramadan sont une aubaine pour la population. J’étais sceptique mais après être venu acheter deux kilos de manioc pour 1 000 francs, le constat est sans appel. Les prix sont très compétitifs par rapport aux marchés. Nous espérons que d’autres foires seront organisées jusqu’à la fin du Ramadan», a-t-il avancé.
Agent des impôts, Djaanfar Ahmed Ousseine a, quant à lui, salué la disponibilité des produits et la proximité du site à son lieu de travail. «Nous avons de bons produits, notamment les songes et le manioc. Les gens se plaignent surtout du prix de la banane à 650 francs le kilo, mais les produits sont disponibles en quantité. En plus, la foire est organisée près de notre travail, donc c’est plus simple d’acheter et de repartir rapidement au travail tout en assurant les besoins de la maison», s’est-il réjoui.



