Le gymnase de Misiri accueille depuis ce mardi une foire agricole, commerciale et artisanale organisée par le projet Maeendeleyo. Pendant deux jours, une trentaine d’exposants et une centaine de vendeurs présentent les produits issus des activités du projet, à Ndzuani. L’ouverture de cette foire illustre les impacts du programme sur les communautés.

 

Organisée par le projet «Maeendeleyo», cette foire agricole, commerciale et artisanale rassemble une centaine de vendeurs bénéficiaires du projet. La cérémonie d’ouverture s’est tenue hier, mardi 10 mars, en présence du coordonnateur de l’action gouvernementale et de plusieurs autorités locales. La foire de Misiri se poursuit ce mercredi, avec la visite attendue du chef de l’État, Azali Assoumani. 


Installés au gymnase de Misiri, les étals débordent de produits agricoles. Laitues, piments, œufs, gingembre, pastèques, fruits du jacquier, mangues ou encore bananes occupent la majorité de l’espace, donnant à la foire des allures de grand marché. Sur les tables d’exposition, l’agriculture domine largement. Les produits sont présentés en grande quantité et vendus, soit au tas, soit au kilo. Les prix restent relativement accessibles. La banane mûre est proposée à 500 francs le kilo, la banane verte à 600 francs le kilo, tandis que la patate douce et le manioc sont vendus à environ 500 francs le kilo.

 Pour ce qui est des taros, ils sont jugés également accessibles. L’artisanat, bien qu’il soit le moins représenté, trouve aussi sa place avec quelques stands proposant des tissus brodés, des saluva et gauni (robes) déjà cousus, des boubous pour homme, des kofia, ainsi que des bijoux en coquillage ou des objets décoratifs en bois. A l’occasion, le coordinateur du projet «Maeendeleyo», Ibrahima Ahamada, explique que cette foire constitue une étape dans la valorisation des bénéficiaires.

Il s’agit, selon lui, d’une première expérience organisée à Ndzuani, après une première foire tenue récemment à Mwali au début du mois de Ramadan. « Cette initiative répond à la vision du chef de l’État visant à encourager la production locale et à renforcer l’autosuffisance alimentaire à l’horizon de l’émergence 2030.

La forte présence de produits et l’engouement du public témoignent déjà des résultats encourageants du projet. Les bénéficiaires fixent eux-mêmes les prix de leurs produits. Nous veillons à les maintenir accessibles pour la population. L’expérience menée à Mwali, très positive, a ainsi encouragé l’organisation de cette nouvelle édition à Ndzuani», a-t-il fait savoir. 

Investir davantage dans l’agriculture

La secrétaire générale du gouvernorat de Ndzuani, Daima Abasse, voit dans cette foire une vitrine pour les femmes bénéficiaires du programme. «L’événement se tient à quelques jours de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars. Une majorité d’exposants sont justement des femmes engagées dans des activités agricoles ou commerciales. Cette mobilisation démontre la capacité des femmes à entreprendre et à contribuer activement au développement économique local», a-t-elle déclaré. 


Daima Abasse a insisté également sur la nécessité d’investir davantage dans l’agriculture. «Cela permettra de renforcer la sécurité alimentaire du pays, notamment dans un contexte international marqué par les crises et les conflits. À Dar Nadjah, soutenir les initiatives locales reste un levier essentiel pour réduire la dépendance extérieure et assurer l’avenir des générations futures», a-t-elle assuré. Du côté des visiteurs, les témoignages font mention positive au projet.

« Les formations et l’accompagnement reçus ont considérablement amélioré nos conditions de vie. Nous avons bénéficié de plusieurs formations techniques, dont celle sur la multiplication des bananiers et d’autres semences agricoles. Ces apprentissages permettent aujourd’hui d’augmenter la production et de valoriser davantage l’agriculture au sein de nos communautés », témoigne Harifati Soiherdine, venue de Daji dans la région de Nyumakele.