Organisée au stade de Missiri pour le premier jour du ramadan, la foire agricole solidaire a proposé des produits à prix réduits.
À l’occasion du premier jour du ramadan, les Centres ruraux de développement économique (Crde) et la direction régionale de l’agriculture ont organisé une foire agricole solidaire au stade de Missiri. L’initiative visait à permettre aux familles de s’approvisionner en produits vivriers à des prix réduits. Dès 8 heures du matin, alors que l’ouverture officielle était prévue à 10 heures, des consommateurs se sont présentés sur les lieux. Le lancement de la foire a été retardé en raison de l’absence du gouverneur, annoncé pour la cérémonie inaugurale. Des produits de base ont été proposés, notamment le fruit à pain, la banane, la patate douce, le manioc et le taro. Le plateau d’œufs était vendu à 3 250 francs comoriens.
Le kilo de taro blanc et rouge était fixé à 1 000 francs, le manioc à 500, la patate douce variait entre 400 et 650 et la banane était proposée à 600 francs. Selon les organisateurs, «ces prix sont inférieurs à ceux pratiqués sur les marchés habituels». Une foire similaire est annoncée à Domoni dans les prochains jours. Intervenant au nom des organisateurs, la directrice régionale de l’agriculture, Sitti Fatima, a mis en avant la mobilisation des structures concernées. «Nous avons pu regrouper 7 sur les 8 Centres ruraux de développement économique (Crde) de l’île, avec chacune des coopératives et des agriculteurs. En plus des produits propres aux Crde, il y a ceux des agriculteurs et des coopératives. Nous avons décidé de l’organiser le premier jour de ce mois sacré pour faciliter les achats, réduire les dépenses des familles tout en proposant des produits essentiels fortement consommés durant ce mois», a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné l’intérêt de ces foires pour les producteurs. «Nous sommes très satisfaits et les agriculteurs aussi. C’est toujours positif pour les agriculteurs que nous soutenons de venir dans ces foires. Cela permet de vendre en grande quantité. Les produits sont là, ils arrivent au fur et à mesure, mais ce sont les gens qui sont pressés», a-t-elle ajouté. Du côté des consommateurs, les réactions sont contrastées. Certains ont pu effectuer leurs achats malgré l’affluence et un choix jugé limité. Andhum Sidi indique avoir pu acheter l’essentiel. «Il y avait beaucoup de monde et peu de produits au début. On s’est un peu bousculés, mais j’ai quand même pu acheter de la banane, du manioc, de la patate douce et des légumes. Les prix sont intéressants. Même s’il n’y avait pas beaucoup de choix, je préfère ça que le marché», a-t-il affirmé.



