À l’occasion du premier jour du ramadan, une foire agricole a rassemblé à Fomboni des centaines de producteurs bénéficiaires du projet Mayendeleyo, qui offrent des denrées locales à des prix accessibles.
Le jeudi 19 février, correspondant au premier jour du mois sacré de ramadan aux Comores, la place de l’Indépendance de Fombonia accueilli une foire spéciale dédiée aux produits agricoles. L’événement, qui s’étend sur trois jours pour s’achever le 21 février, est organisé par les bénéficiaires du Projet de filets sociaux de sécurité résilients et réactifs aux chocs (Pfss-Rrc), plus connu sous le nom de projet Mayendeleyo.
L’initiative vise à répondre à la forte demande en denrées alimentaires durant ce mois de jeûne, période où les ménages recherchent activement des produits agricoles. Bananes, maniocs, taros et divers légumes étaient proposés aux visiteurs venus en grand nombre de différents villages de l’île de Mwali.
Plusieurs autorités locales ainsi que des partenaires du projet ont effectué le déplacement pour soutenir cette activité. Les stands n’ont pas désempli. Parmi les acheteurs, Boinawassi se réjouit des prix pratiqués. « J’ai acheté un tas de taros à 1000 francs comoriens ainsi qu’un sac de bananes à 2500 francs. C’est satisfaisant par rapport aux produits vendus au marché de la capitale. Je remercie les organisateurs pour cette initiative », confie-t-il.
Cependant, certains visiteurs ont relevé des insuffisances. Bachar Taoufik, cadre de la Société nationale d’électricité des Comores(Sonelec) à Mwali, estime que l’offre mérite d’être élargie. Selon lui, « l’introduction de produits carnés, notamment du poisson et de la viande, permettrait de mieux répondre aux besoins des consommateurs ». Il affirme également que « l’affluence est supérieure à la quantité de produits exposés », ce qui « prive certains acheteurs d’achats ».
Porté par le ministère de la Santé et de la Solidarité et financé par la Banque mondiale à travers le programme Ubassaua, le projet Mayendeleyo bénéficie à 1750 ménages répartis dans huit villages de Mwali et à 6443 ménages dans 33 villages de Ndzuani. À Miremani, dans la région de Mledjele, Abdou Ousseni témoigne des retombées positives du programme. « J’ai commencé avec quatre chèvres. Aujourd’hui, j’en ai douze. Mon élevage me permet de subvenir aux besoins de ma famille », affirme ce père de famille.




