La Fondation Mohamed Taki Abdoulkarim pour l’éducation et l’action humanitaire, organise son premier congrès, prévu en  novembre prochain aux Comores. Une mobilisation similaire est prévu en décembre en France. Créée en 2004, lors d’une cérémonie de commémoration organisée le 19 novembre à Mbeni ya Hamahame, en hommage à l’ancien président Taki Abdoulkarim (1996-1998), six ans après son décès,  la fondation a engagé ses premières démarches auprès des autorités comoriennes afin de bien préparer son premier congrès.

Objectif : contribuer au développement des Comores à travers des initiatives en faveur de l’éducation, de la jeunesse et des personnes vulnérables. Présidée par l’ancien ambassadeur des Comores en Égypte, Mohamed Ali Dia, et épaulé par Mohamed Moussa, dit Moufti, à la vice-présidence, Nassur Mohamed Taki au secrétariat général et Yahya Abdoulbak au poste de trésorier,

la fondation s’est fixé plusieurs objectifs dont «la promotion de l’égalité des chances, l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, le renforcement de la solidarité, mais également mobiliser les compétences et les ressources de la diaspora comorienne pour soutenir des projets durables au bénéfice des populations», entre autres. 

Des premiers contacts avec les autorités

En France, la représentation du bureau exécutif est assuré par Badoro Ismaël, résident à Paris, et qui travaille avec une équipe chargée de contribuer à la mise en place d’un pôle France-Comores, destiné à faciliter la coordination des initiatives et les partenariats pour mener à bien les activités de la structure. Dans le cadre de son lancement, la Fondation a été reçu par le gouverneur de Ngazidja, Ibrahim Mohamed Mze, dans le cadre d’une série de rencontres auprès des responsables institutionnels. 


À cette occasion, accompagné d’autres membres, ils ont remis le récépissé de la fondation qui atteste de son existence juridique et administrative, avant de se rendre à Vanambwani, la ville mémoire de l’ancien chef de l’État, pour accomplir la prière du vendredi et présenter la Fondation aux habitants. Des discussions qui ont porté sur les possibilités de collaboration avec le gouvernorat et sur les prochaines activités de la structure, annonçant que d’autres rencontres sont également envisagées avec les autorités insulaires, notamment les gouverneurs de Ndzuwani et de Mwali.

 Un déplacement en France est également envisagé en décembre dans l’objectif de rencontrer des membres de la diaspora comorienne, nouer des partenariats et mobiliser des compétences susceptibles de contribuer aux projets de la Fondation. Après Ngazidja, la structure affirme vouloir inscrire son action dans une dynamique qui concerne l’ensemble de l’archipel, notamment Ndzuwani, Mwali et Maoré avec l’éducation, l’inclusion sociale et l’action humanitaire comme les principaux axes de cette ambition.

Reste désormais à traduire ces objectifs en projets concrets au bénéfice des populations. Ce premier congrès doit permettre, selon les organisateurs «de revenir sur le parcours de l’ancien chef d’Etat mais également de présenter les orientations de la nouvelle structure».