À Shitsangani, à Mutsamudu, la formation en couture initiée par l’association «Djirume» se poursuit au profit des personnes en situation de handicap. Lancée en novembre 2025 pour une durée de six mois, cette session regroupe quinze bénéficiaires. L’initiative vise, selon les organisateurs, à accompagner ces personnes en situation de handicap à mieux renouer avec une activité génératrice de revenus.
La formation en couture, lancée en novembre dernier, se poursuit et se tient trois jours par semaine Elle va prendre fin, selon les organisateurs, en avril 2026. Le vendredi dernier, notre reporter a assisté à une séance de travail axée sur le pliage et la couture du «saluva», une sorte de pagne féminine à la comorienne. Ce jour-là, huit femmes ont pris part à la formation, elles se sont appliquées à reproduire les gestes enseignés par leur formatrice, Wardat Mohamed.
Le responsable du programme de formation au sein de l’association Djirume, Youssouf Ben Ali, a apporté des précisions. « Cette formation de couture a débuté en novembre pour une durée de six mois. Elle s’inscrit dans la continuité de nos activités, après la formation en transformation de thé déjà réalisée. Nous avons mobilisés tout ce qui a été nécessaire pour assurer le bon déroulement de la formation. L’association a mis à disposition une formatrice, ainsi que les machines, les tissus et tout le matériel nécessaire. Le projet est financé par le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France (Scac)», a-t-il déclaré.
La valorisation des tenues traditionnelles
Le responsable du programme a insisté sur la pertinence de l’approche adoptée par les responsables du projet. « En plus de ces deux formations, les bénéficiaires ont également été initiées à l’éducation financière, afin de mieux gérer leurs futures activités économiques. L’apprentissage demande plus de temps, notamment pour l’utilisation des machines, qui ne sont pas électriques. Ce choix permet aux bénéficiaires de travailler même dans les zones où l’électricité n’est pas disponible en permanence. La formatrice met l’accent sur les bases, en valorisant les tenues traditionnelles féminines comme le Shiromani, le Saluva et le Gauni», a-t-il fait savoir.
Sur place, les participantes témoignent de l’impact de ces formations. Nouriati Bacar, originaire de Saandani dans la région de Bandrani, fait partie des bénéficiaires ayant suivi plusieurs modules. «J’ai d’abord participé à la formation en préparation de thé artisanal. Aujourd’hui, je suis la formation de couture. Ces apprentissages vont beaucoup m’aider, surtout pour développer des activités génératrices de revenus. Mon objectif est d’ouvrir un petit atelier et de travailler pour des clients », a-t-elle assuré.
De son côté, la formatrice, Wardat Mohamed, adapte son enseignement en fonction des capacités personnelles des participantes. « Nous avons commencé par exemple sur les bases de la couture, notamment le pliage. Actuellement, nous travaillons sur la confection du Shiromani et du saluva », a-t-elle indiqué. Il s’agit de la deuxième formation après celle consacrée à la transformation du thé.



