La ville de Fumbuni a abrité la première foire agricole de la région de Mbadjini de ce mois sacré de ramadan. Une initiative portée par l’association Mawatanya wa Mbadjini. L’événement a rassemblé autorités, techniciens et cultivateurs autour d’un même objectif : valoriser la production locale et faciliter l’accès aux denrées alimentaires à des prix abordables. Parmi les personnalités présentes figuraient le chargé de la Défense, Youssouf Mohamed Ali, ainsi que des représentants du ministère de l’Agriculture et de nombreux agriculteurs de la région de Mbadjini.

 Selon le président de l’association, Saïd Attoumani, cette foire vise avant tout à rapprocher producteurs et consommateurs, en particulier durant le mois de ramadan marqué par une forte demande en produits alimentaires. «Le but de cette foire agricole est de faciliter l’approvisionnement des citoyens en aliments cultivés localement à moindre coût», a-t-il déclaré. Il a également souligné la capacité de l’association à produire en quantité suffisante pour couvrir les besoins nationaux, voire envisager l’exportation, à condition de bénéficier d’un accompagnement matériel de l’État. 


Actuellement, les membres travaillent encore avec des outils rudimentaires qui limitent leur rendement. «Nous aimerions avoir les mêmes machines modernes que possède déjà le Crde afin de produire rapidement et efficacement, car le Crde n’arrive pas à elle seule à répondre à la demande des citoyens», a-t-il insisté. Pour sa part, le chargé de la Défense a salué l’initiative de Mawatanya wa Mbadjini, qu’il considère comme un exemple d’engagement communautaire en faveur de l’autosuffisance alimentaire.

 Il a encouragé l’association à travailler en étroite collaboration avec les Crde, rappelant que ces centres ont été créés pour accompagner les cultivateurs dans leurs projets. Il a également exhorté chaque membre de l’association à soumettre un projet individuel, précisant qu’il existe un programme national de financement destiné aux projets agricoles. «L’association peut aller chercher ce qu’il faut auprès de l’État pour continuer à fournir une nourriture saine, mais l’État va financer les projets agricoles individuels», a-t-il expliqué.