Les travaux de réhabilitation de la route reliant Fumbuni à Bandamadji la Domba, tant attendus par les habitants de la région, avancent à grand pas ces derniers jours. Sauf que plusieurs questions se posent, notamment le choix du béton à la place du bitume. Le maire a alors évoqué un choix technique arrêté après des études techniques de terrain réalisées par un bureau d’études.
Le chantier de réhabilitation de la route nationale Fumbuni-Bandamadji la Domba a franchi une nouvelle étape ce jeudi 11 juin, avec le lancement des travaux de bétonnage à Fumbuni. Ce chantier, réalisé par la société chinoise Cgc, suscite depuis plusieurs semaines des interrogations au sein de certains habitants, notamment concernant le choix du béton à la place du goudron habituellement utilisé pour la réfection des routes nationales.
Démarrage effectif des travaux, des jeunes de Fumbuni ont sollicité des explications auprès de la mairie pour comprendre les raisons de cette option technique. Ils se sont notamment interrogés sur le fait qu’une route nationale soit construite en béton plutôt qu’en bitume.
La durabilité de la route
Pour sa part, le maire de Fumbuni, Ali Boinaheri, a indiqué que cette décision résulte des conclusions d’études réalisées par un bureau d’études local. Selon lui, les ingénieurs ont estimé que le béton offrait davantage de garanties de durabilité compte tenu de la configuration du terrain. «Les ingénieurs ont décidé d’utiliser du béton hydrauliques pour éviter les dégâts causés par les eaux pluviales», a-t-il expliqué, avant de préciser que la forte pente reliant la localité de Kwambani à la poste de Fumbuni expose particulièrement la chaussée aux risques d’érosion lors des fortes pluies.
Le maire a également tenu à écarter toute interprétation liée à un manque de financement. D’après lui, le choix du béton n’est pas motivé par des considérations budgétaires, bien au contraire. «Ce n’est pas une question de financement, car le béton est plus coûteux que le goudron. L’objectif est de réaliser un ouvrage durable capable de résister aux contraintes du terrain et aux intempéries», a-t-il expliqué.
Concernant l’aménagement des caniveaux, autre sujet soulevé par les habitants, Ali Boinaheri a rappelé que cette question relève des études techniques menées par les ingénieurs du projet. Selon lui, ce sont les spécialistes qui détermineront les endroits où la construction de caniveaux s’avère nécessaire afin d’assurer une bonne évacuation des eaux et de préservation de la durabilité de la chaussée.
Le lancement de ce chantier est accueilli avec espoir par les usagers de cet axe routier stratégique de la région de Mbadjini. Les habitants attendent désormais que les travaux se poursuivent dans les délais prévus afin d’améliorer durablement les conditions de circulation entre Fumbuni et les localités voisines.


