Au lendemain de la 28e Fête de la tortue marine d’Itsamia, la plage s’est retrouvée couverte de déchets plastiques. Une association de femmes s’est mobilisée pour protéger ce site emblématique.
Après une semaine d’activités organisées dans le cadre de la 28e édition de la Fête de la tortue marine d’Itsamia, dont la journée officielle s’est tenue le samedi 20 juin, une vaste opération de nettoyage a été gorganisée. Au lendemain des festivités, une visite sur les lieux a révélé une plage jonchée de déchets plastiques.
Des sachets et autres emballages abandonnés recouvrent une partie du littoral d’Itsamia, pourtant considéré comme l’un des principaux sites de ponte des tortues marines aux Comores. Ces déchets représentent une menace réelle pour la survie de ces reptiles marins, farouchement protégés par les habitants du village.
Face à cette situation, l’association féminine d’Itsamia, Urahafu wa Daïma, s’est rapidement mobilisée pour restaurer la propreté de la plage à travers une vaste opération de nettoyage. «Lorsqu’une tortue remonte sur la plage ou croise un sachet plastique en mer, elle peut le confondre avec de la nourriture. Si elle en avale, cela peut lui être fatal. C’est pour cette raison que notre association s’est engagée à nettoyer cette zone côtière afin d’éviter un tel drame», explique Hachmia Boura, secrétaire générale de l’association.
Renforcer les mesures de prévention
Râteau à la main, cette militante environnementale parcourt le sable à la recherche du moindre déchet susceptible de nuire aux tortues marines. «Notre objectif est de ramasser le maximum de déchets possible. Même un petit objet de moins d’un centimètre doit être collecté dès lors qu’il est visible à l’œil nu», affirme-t-elle.
Selon elle, les organisateurs de cet événement national devraient renforcer les mesures de prévention contre l’utilisation et l’abandon de produits emballés dans du plastique. «La Journée de la tortue marine est avant tout un rendez-vous de sensibilisation destiné à rappeler l’importance de préserver cette espèce.
Puisqu’il s’agit d’un événement à vocation éducative, la population devrait être davantage informée sur les comportements favorables à sa protection et ceux qui menacent sa survie», poursuit-elle.



