Trouver une bouteille d’Hydrogaz devient compliqué sur l’île de Mwali. Ce produit  indispensable dans de nombreux foyers aujourd’hui, se fait de plus en plus rare alors même que son prix connaît une hausse significative, selon des consommateurs interrogés par Al-watwan.
Selon la nouvelle grille tarifaire officielle, à en croire les informations recueillies auprès d’acteurs du secteur, le tarif de «la bouteille B12 passerait de 14 500 fcs à 18 000fc».

 Quandt à la bouteille B6,  elle passe de “7 500 fcs à 9 000fcs”. Le prix de la bouteille B23 atteindrait, elle, désormais 36 000 francs comoriens. Contactés à ce sujet, certains responsables concernés n’ont pas souhaité se prononcer officiellement sur ces nouveaux tarifs pourtant officiellement publiés.


Sur le terrain, la situation suscite incompréhension et inquiétude. Car, en plus de la hausse des prix, c’est aussi l’accès au produit qui pose aussi problème. Dans plusieurs localités et même dans la capitale  de l’île, Fomboni, obtenir une bouteille de gaz de la Sch demande désormais la connaissance d’un réseau connecté à la chaîne de distribution. Pour de nombreux ménages, il faut disposer d’un «bon carnet d’adresses» pour espérer obtenir le produit. 


Pourtant, le gaz domestique figure parmi les produits qui ne sont pas soumis à une situation de monopole dans le pays. Une réalité qui rend cette flambée des prix et cette pénurie encore plus difficiles, selon toujours des consommateurs. D’ailleurs, l’on a noté l’existence d’autres marques avec des prix relativement plus élevés que ceux communiqués par la société d’Etat. 

Des discussions pour «encadrer» le marché du gaz

Á ce sujet, un des responsables de la société, ayant requis l’anonymat, affirme que «de nouvelles conditions seraient actuellement discutées pour les futurs revendeurs. Ainsi, toute personne souhaitant se lancer dans la distribution devrait verser une caution de 2 millions kmf. En revanche, les revendeurs déjà en activité pourraient bénéficier de facilités, notamment à travers la prise en compte des bouteilles déjà en leur possession. Ce qui permettrait de réduire le montant à débourser».

Un processus de règlementation du produit et de réorganisation du secteur dont les modalités suscitent encore l’incomprehenion car rien n’a été fait pour approvisionner le produit dans les différents centres d’achat. «Jusqu’à présent, aucune bouteille n’a encore été vendue dans le cadre du nouveau dispositif», a confié notre source avant d’ajouter que «les discussions sont toujours en cours et les conditions proposées ont du mal à être acceptées par nos partenaires».

 La situation touche toute l’île de Mwali où l’on compte huit revendeurs. Le même constat est observé à Moroni où «plusieurs acteurs du secteur demandent une révision des conditions annoncée». Et, face aux réticences, l’on apprend que des échanges ont été engagés afin de trouver un compromis susceptible de satisfaire les différentes parties. En attendant une issue, les consommateurs sont suspendus à ces negociations et subissent les conséquences d’un marché desormais sous tension.