Après près de deux mois de formation, 24 gradés et gendarmes ont reçu leur attestation à l’issue d’un stage destiné à renforcer leurs compétences en matière de commandement, de police judiciaire et de gestion des brigades territoriales. Les autorités ont insisté sur le rôle stratégique des commandants de brigade dans le maintien de la sécurité et de la confiance entre l’État et les citoyens.

 

La gendarmerie nationale a clôturé, hier jeudi 2 juillet, le stage de formation continue des commandants de brigade organisé du 4 mai au 30 juin. Cette session a réuni 24 gradés et gendarmes appelés à prendre le commandement des brigades territoriales. L’objectif était de renforcer leurs capacités opérationnelles, leurs compétences judiciaires ainsi que leurs aptitudes au commandement afin de répondre plus efficacement aux missions de sécurité publique, de police judiciaire et de maintien de l’ordre. 


Pendant près de deux mois, les stagiaires ont bénéficié d’une formation alliant enseignements théoriques et formations pratique. Le programme a notamment couvert la standardisation des procédures judiciaires, la conduite des enquêtes, le commandement des unités, l’harmonisation de la documentation administrative des brigades, ainsi que les techniques d’analyse et de rédaction. La formation a également été complétée par des conférences portant sur les droits de l’homme, le code électoral, la protection de l’environnement et la sûreté aéroportuaire.


Le commandant de la gendarmerie Djanfar Ousseini a indiqué que cette initiative traduit «la volonté constante du chef d’état-major de l’Armée nationale de développement de disposer d’une gendarmerie moderne, professionnelle et performante». Selon lui, les études de cas, les travaux de groupe et les échanges d’expériences ont permis aux stagiaires de développer leur capacité d’analyse et de décision face aux réalités du terrain. Il a rappelé que le commandant de brigade «est à la fois officier de police judiciaire, chef de circonscription territoriale, conseiller des autorités locales et premier interlocuteur des populations en matière de sécurité». Il les a exhortés à exercer leurs futures responsabilités avec «intégrité, impartialité, discipline et sens du service public».

Un taux de réussite de 100%

Le colonel Nabil Guarrouj, coopérant militaire du Royaume du Maroc et responsable de la formation, a présenté le bilan pédagogique du stage. Il a précisé que les enseignements ont couvert plusieurs domaines, notamment «la psychosociologie, la communication, l’organisation administrative et judiciaire des Comores, les droits de l’homme et de l’enfant, ainsi que le management, le leadership, la sûreté aéroportuaire, les procédures judiciaires et l’administration des brigades». Les stagiaires ont été évalués tout au long de leur cursus par des contrôles continus représentant 25 % de la note finale, tandis que l’examen final comptait pour 75 %. «Les résultats obtenus dépassent les objectifs fixés. Le taux de réussite a atteint 100 %, tous les candidats ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 12 sur 20», a-t-il souligné.  


Il a félicité les nouveaux commandants de brigade avant de les inviter à mettre en pratique les connaissances acquises et à transmettre les bonnes méthodes de travail au sein de leurs unités. «Vous êtes désormais outillés de toutes les connaissances indispensables dans l’exercice de vos futures fonctions. Vous devez être dignes de la confiance de votre hiérarchie et préserver l’image de la Gendarmerie nationale», a-t-il déclaré.De son côté, le directeur de cabinet du chef de l’Etat chargé de la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, a rappelé que cette formation s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de professionnaliser durablement les Forces de défense et de sécurité. 


Rendant hommage au président de l’Union, chef de l’État et chef suprême des armées, il a souligné que «la souveraineté d’un État repose avant tout sur la qualité, la discipline, la loyauté et l’intégrité des femmes et des hommes qui portent l’uniforme». Il a rappelé que les défis sécuritaires des Comores (surveillance maritime, lutte contre les trafics illicites, prévention de la criminalité et maintien de l’ordre public) exigent des responsables de brigade compétents et exemplaires.