Après la contestation des habitants du quartier Islamique à Fomboni, la Sonede présente ses excuses, évoque la hausse de la demande et les pertes d’eau, et appelle à un usage responsable.
Après la mobilisation de contestation des habitants du quartier Islamique, au nord de Fomboni, le jeudi 22 janvier, la direction régionale de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) à Mwali a tenu à clarifier sa position et à présenter ses excuses à la population mohélienne. Les manifestants dénonçaient la mauvaise gestion de l’eau et les coupures répétées qui affectent plusieurs localités de l’île.
C’est lors d’un point de presse organisé le vendredi 30 janvier dans l’enceinte de la direction régionale que le contrôleur régional de la Sonede à Mwali, Moudiroudine Loutfi, a pris la parole. D’emblée, il a exprimé ses «regrets face aux désagréments causés par les interruptions d’approvisionnement enregistrées ces derniers mois dans certaines zones».
Selon lui, la clientèle de la société publique, notamment de Djwaezi à Fomboni, a connu une augmentation de 3 % au cours des dix dernières années. Une croissance démographique qui entraîne mécaniquement une hausse des besoins en eau, particulièrement dans la région de Dewa, selon lui. Or, les bassins de stockage qui alimentent Fomboni, Mbwangoma, Bandar Salam et Djwaezi «ne suffisent plus à répondre à la demande actuelle». «Les réservoirs n’arrivent plus à tenir comme auparavant. Cette situation nous oblige à mettre en place un système de délestage afin de satisfaire le plus grand nombre», a expliqué le responsable. Conséquence : certains abonnés ne reçoivent l’eau qu’un jour sur deux, voire tous les trois jours.
Le contrôleur a également pointé du doigt les pertes importantes enregistrées sur le réseau. Des missions de contrôle menées par les techniciens auraient révélé qu’une quantité considérable d’eau se perd dans la nature, sans être utilisée. «Il nous faut en moyenne trois heures pour remplir le bassin de Fomboni. Mais une fois l’eau injectée dans le réseau, en seulement quatre heures les réservoirs sont à sec», a-t-il précisé. Face à cette situation, la Sonede appelle à une «prise de conscience collective». Moudiroudine Loutfi invite les citoyens à «adopter des comportements responsables », notamment «en fermant les robinets après usage».



