L’objectif de cette simulation est de renforcer les capacités des institutions et des acteurs locaux à anticiper les catastrophes, à mieux s’y préparer et à agir rapidement en cas d’urgence. Selon le commandant de la Dgsc au niveau de Mwali, cette simulation reste un moyen pour chaque acteur impliqué dans la gestion des risques de catastrophe de mieux maîtriser son rôle et ses responsabilités.

 

Des représentants de la société civile, au niveau de Mwali, des autorités insulaires et autres représentants des services publics se sont réunis la semaine dernière au jeudi 2 octobre à Fomboni, pour un exercice de simulation sur la gestion de catastrophe naturelle, notamment un cyclone. Ce travail entre dans le cadre du projet Hadhari-tiaews de la Chine mis en œuvre par le Pnud, à travers la direction générale de la sécurité civile (Dgsc). L’objectif est, selon le commandant de la direction régionale de la sécurité civile, de «renforcer les capacités des institutions, des acteurs locaux et des communautés à anticiper les catastrophes, à mieux s’y préparer et à agir rapidement en cas d’urgence». 

Le commandant a également souligné que l’exercice visait à appuyer le plan national et insulaire de contingence que dispose le pays ainsi que le plan spécifique de préparation et de réponse face notamment aux cyclones, aux inondations et aux éruptions volcaniques. «Disposer de plans ne suffit pas. Leur efficacité dépend avant tout de leur bonne compréhension, de leur appropriation par les acteurs concernés et de leur capacité à les mettre rapidement en œuvre lorsqu’une urgence survient.

Cette mise en scène permettra de tester concrètement les mécanismes prévus dans les différents plans, d’évaluer la coordination entre les acteurs et d’identifier les éventuelles améliorations à apporter», a fait savoir le coordinateur de l’action gouvernementale à Mwali.  Abdou Madi Mari a tenu à préciser que «la simulation est un moyen pour chaque acteur impliqué dans la gestion des risques de catastrophe de mieux maîtriser son rôle et ses responsabilités avant, pendant et après une situation d’urgence.

Cela aiderait à trouver une  réponse plus rapide, mieux coordonnée et plus efficace, au bénéfice des populations concernées». Lors de cette rencontre, l’on a rappelé que les Comores sont en effet exposées à de nombreux risques naturels, climatiques et sanitaires, notamment les éruptions volcaniques, les cyclones, les fortes pluies, les inondations, les glissements de terrain et les épidémies. Ces événements peuvent entraîner des pertes humaines et économiques importantes, endommager les infrastructures, affecter les moyens de subsistance des populations et perturber les services essentiels.Plusieurs failles ont été identifiées. 

Parmi les plus importants, l’absence des ressources financières réservées en cas d’alertes précoces. «Ces derrières interviennent sans prévenir. Non seulement cela, mais il faut savoir que les catastrophes naturelles peuvent toucher n’importe qui. Il est urgent pour nous autorités de revoir les formules à utiliser afin de créer un compte bancaire spécial pour la gestion de ce genre de risques. Il faut prévoir et abandonner l’habitude de chercher les financements après l’arrivée des catastrophes», a réagi le coordinateur de l’action gouvernementale.