Des professionnels en beauté se sont réunis pour sensibiliser la population sur l’usage des produits chimiques de soin de peau, des déchets radioactifs. Les échanges ont essentiellement porté sur la mise en place d’un plan de réduction des risques sanitaires et environnementaux.

 

L’Agence nationale des déchets, en collaboration avec certains professionnels de santé et de créateurs de produits de beauté a animé ce lundi 25 mai au sein de l’institution une conférence de sensibilisation sur les produits chimiques utilisés pour les soins de la peau. Il s’agit d’une initiative mise en place pour lutter contre la dépigmentation de la peau causée par  des produits chimiques, de soins médicaux, ou des déchets électroniques. 

Porté par le projet «Island», la sensibilisation est aussi menée dans le cadre de la gestion et de l’élimination des produits contenant du mercure. L’objet est également d’élaborer une législation pour un dédouanement adaptée aux réalités locales. «Nous sommes ici, à l’occasion du projet Island pour sensibiliser la population par rapport à un problème factuel, notamment sur l’usage des produits chimiques de soin de beauté et d’éclaircissement strictement dangereux. C’est un sujet sensible dont la population ne se rend pas compte. Raison pour laquelle on s’est réuni afin de lancer ce programme qui va se poursuivre sur le terrain à la rencontre de la population», a déclaré le directeur général adjoint de l’agence nationale des déchets, Said Abdallah Nayim.


De son côté, la coordinatrice du projet, Oumilhouda Ismael, a fait de ce projet un cri d’alarme bien plus préoccupant au niveau de la population. «C’est un combat qui ne date pas d’hier. En premier lieu, on s’est réuni pour rédiger une loi contre les produits chimiques importésdangereux pour la peau. Une façon de limiter ou encore de stopper l’usage de ces derniers dans le territoire», a-t-elle indiqué avant de préciser que cette loi s’appliquera également à l’environnement, notamment sur les produits insecticides au niveau local. «On a ciblé tout d’abord la douane, les districts sanitaires et bien sûr l’agriculture, dans le but de rappeler à quel point on est confronté à un danger. On va faire savoir à la population qu’il existe bien des produits naturels à utiliser pour les soins de beauté», a-t-il souligné.

Privilégier les produits naturels

Par ailleurs, la créatrice de l’entreprise Beaucor, une entreprise qui travaille dans le milieu des soins de beauté, a saisi l’occasion pour interpeller la population et appeler à l’usage des produits naturels. « On est arrivé à un stade où la dépigmentation touche presque la moitié de la population. Or, je tiens à rappeler que s’aimer ce n’est pas utiliser ces produits. Je suis enchantée d’avoir été invitée à cette rencontre. Moi qui me bats contre ces produits de dépigmentation.

 C’est un phénomène devenu monnaie courante. Mais, évoquer le danger qui en découle reste tabou. On n’ose pas en parler et ça rend l’affaire beaucoup plus grave », a expliqué Karida Jaffar insistant que ces produits peuvent causer la mort dans certains pays. « L’usage de ces produits engendre de mauvaises odeurs. A noter qu’une femme de 20 ans peut avoir l’air d’une femme de 50 ans et qu’après l’absence d’usage, on peut ressembler à rien du tout », a-t-elle souligné.