Une ferme de 1,2 hectare vient d’entamer sa récolte de gingembre. Le projet Fsrp-Km vise à renforcer la production locale et réduire les importations.

 

À Dindrihari, dans les hauteurs de Mutsamudu, une première phase de récolte de gingembre a débuté le vendredi 11 septembre dans une exploitation agricole de 1,2 hectare regroupant dix bénéficiaires. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de résilience des systèmes alimentaires aux Comores (Fsrp-Km), financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture.Le pays compte actuellement quatre fermes dédiées à la filière gingembre, dont trois à Ngazidja et une à Ndzuani.

Chaque exploitation couvre 1,2 hectare. Selon le responsable chaîne de valeur du Fsrp-Km, Nidali Ali Mssa, 4,5 tonnes de semences ont été réparties entre les dix bénéficiaires de la ferme de Dindrihari. «Nous espérons obtenir de bons résultats, qui doivent atteindre au minimum 15 tonnes de gingembre récoltées par ferme», a-t-il indiqué. À l’échelle nationale, la production attendue des quatre exploitations est estimée à 60 tonnes d’ici décembre.


Le responsable prévoit également une poursuite de la production après la récolte. «Après la récolte, les semences doivent être remises en terre. Nous espérons doubler la production dans les prochaines années», a-t-il déclaré. Le Fsrp-Km ambitionne par ailleurs de porter le nombre de fermes à 150 dans le pays d’ici fin 2027, contre 64 actuellement.Présent à Dindrihari, le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, Mhoumadi Yssouf, a mis en avant l’objectif d’autonomie alimentaire. Il a estimé que le développement de la filière pourrait contribuer à réduire les importations de gingembre.Les producteurs ont toutefois évoqué les difficultés liées à la sécheresse. Nourou Houssam, bénéficiaire du projet, a indiqué que la rareté des pluies a compliqué la plantation. Cette dernière transforme déjà le gingembre en jus, poudre et copeaux au sein de son unité El-Houda.