L’ancien gouverneur de Ndzuani et président du parti Soma a réuni, durant deux jours à Mutsamudu, des cadres et des personnalités de différents horizons pour réfléchir aux principales préoccupations nationales. Les finances publiques ont constitué le premier thème abordé.


Anissi Chamsidine veut engager une réflexion collective sur les grandes questions auxquelles sont confrontées les Comores. L’ancien gouverneur de Ndzuani et président du parti Soma a organisé, le samedi et dimanche derniers à l’hôtel Johanna de Mutsamudu, un séminaire de deux jours consacré aux finances publiques. Cette rencontre constitue, selon lui, le premier d’une série d’ateliers qui devraient porter sur différents secteurs de la vie nationale.


Les participants ont notamment examiné la situation des comptes publics et celle du commerce extérieur. Les échanges ont également porté sur les moyens d’améliorer l’équilibre budgétaire et de réduire le déficit de la balance commerciale, indique Anissi Chamsidine dans un communiqué publié à l’issue de l’atelier. Cette initiative doit se poursuivre dans les prochaines semaines autour d’autres thématiques, notamment l’éducation, la santé, la justice et la culture. Les relations avec Mayotte figurent également parmi les sujets annoncés.


Pour le président du Soma, cette démarche s’inscrit dans la continuité de réflexions qu’il dit avoir engagées depuis plusieurs années. Il rappelle notamment avoir organisé, en 2023, des rencontres à Moroni et à Mutsamudu autour de l’opération Wuambushu lancée à Mayotte. Il fait également référence à son ouvrage Nisi Su’Ali Intsi, publié en 2004, dans lequel il avait abordé la question de la souveraineté nationale. Dans son communiqué, Anissi Chamsidine estime que cette souveraineté ne se résume pas à la défense de l’intégrité territoriale et de l’unité de l’archipel.

 Elle doit également, selon lui, se traduire par la capacité du pays à définir ses priorités, effectuer ses propres choix et maîtriser son avenir. L’ancien gouverneur souhaite ainsi élargir la réflexion aux cinquante dernières années de l’histoire politique du pays. Il propose de revenir sur les difficultés rencontrées, d’en tirer des enseignements et d’examiner les moyens de préparer l’avenir.  La démarche se veut ouverte aux contributions extérieures. «Cette réflexion ne peut pas être celle d’un seul homme. Elle doit être collective, ouverte et fondée sur l’écoute», affirme-t-il.

 Les prochains ateliers devraient ainsi être organisés dans différentes régions du pays afin d’associer d’autres acteurs à cette réflexion. Anissi Chamsidine résume l’objectif de cette initiative en quatre verbes : « écouter, comprendre, réfléchir et construire ensemble», avec l’ambition de contribuer à une nouvelle réflexion sur la maîtrise du destin collectif des Comores.