La situation à l’hôpital El-Maarouf continue de susciter une vive inquiétude au sein de la population. Face à une grève qui perdure, la société civile est montée au créneau en annonçant une manifestation pacifique ce vendredi, si aucune solution n’est trouvée d’ici là.
Réunis en conférence de presse ce mardi 7 avril au Centre des jeunes leaders pour la paix, des représentants d’organisations de la société civile comorienne ont exprimé leur ras-le-bol face à la dégradation de la situation dans le principal établissement hospitalier du pays, El-Maarouf. Pour ces représentants, il devient urgent d’agir afin de préserver l’accès aux soins pour les citoyens. Sultane Abdourahim Cheikh, président de la commission préparatoire du Conseil national des jeunes, a souligné l’importance de l’implication de tous les acteurs concernés.
« Nous ne pouvons pas rester insensibles face à cette situation, car nous sommes là pour défendre les intérêts des citoyens. La question liée à la santé doit tous nous interpeller », a-t-il déclaré. Ce dernier a également indiqué que des organisations de la société civile ont appelé à «un dialogue inclusif réunissant le ministère de la Santé, la direction de l’hôpital, la présidence de la République ainsi que les grévistes».
L’objectif est clair : dépasser les divergences et trouver une issue rapide à la crise. « Chaque partie doit laisser de côté son ego et s’asseoir autour d’une même table », a-t-il insisté. Toutefois, en l’absence de réponse concrète, ces organisations envisagent de passer à l’action.
Une possible manifestation vendredi
«Si aucune réponse ne nous est parvenue, nous n’aurons pas d’autre choix que de descendre dans la rue ce vendredi après la prière hebdomadaire pour une manifestation pacifique», a averti Sultane Abdourahim Cheikh, précisant que les autorités municipales et les institutions concernées seront informées au préalable. De son côté, la présidente de la Fédération comorienne des consommateurs (Fcc), Nasrat Mohamed Issa, a déploré l’aggravation de la situation.
«C’est déplorable de constater que la grève s’est transformée en crise. Si l’hôpital de référence est paralysé, nous ne pouvons pas rester les bras croisés», a-t-elle affirmé. Elle a insisté sur le fait que la société civile ne prend pas parti, mais appelle à une résolution rapide dans l’intérêt général. «Aujourd’hui, même le service minimum n’existe plus au sein de l’hôpital», a-t-elle alerté.
Alors que ces organisations espèrent que la question soit abordée lors du Conseil des ministres de ce mercredi, la pression monte. La société civile attend toujours une réaction rapide des autorités pour éviter l’enlisement d’une crise devenue critique pour le principal centre hospitalier du pays.



