La grève des transporteurs perturbe les cours du site universitaire de Mwali, tandis que les déplacements inter-îles et les activités maritimes subissent également des déséquilibres et une hausse des coûts.

 

La grève déclenchée le dimanche 10 mai par le Syndicat national et régional d’Usukani wa Massiwa perturbe fortement le fonctionnement de l’enseignement universitaire à Mwali. Le mardi 12 mai, lors de notre passage à Djando, notamment sur le site universitaire de Wanani qui accueille les filières d’Administration économique et sociale (Aes) et de Gestion, aucune salle de classe n’était ouverte. Aucun étudiant ni enseignant n’était visible aux abords des salles. Même constat du côté de la branche de l’Institut de formation des enseignants et de recherche en éducation (Ifere), implantée à Fomboni.

Recherche de solutions alternatives
  
Bien que l’administration insulaire de cette institution ait ouvert ses portes, les cours n’ont pas eu lieu. «Nous ne sommes pas en grève. Ce sont les enseignants ainsi que les étudiants qui ne viennent pas à l’école en raison de l’arrêt de travail des taxis. Une fois la grève terminée, nous reprendrons les cours en respectant le calendrier scolaire», a expliqué Dr Satar Mihidjayi, directeur du site. 

Selon ce dernier, l’administration insulaire, en collaboration avec les autorités locales, cherche des solutions palliatives au cas où la grève des transporteurs devait se prolonger. Bien que le secteur public de l’éducation nationale soit déjà paralysé depuis près d’un mois, ce mouvement affecte également le secteur privé. De nombreuses absences d’élèves et d’enseignants sont signalées dans les établissements scolaires privés de Mwali.


Par ailleurs, les activités maritimes sont elles aussi perturbées, ce qui affecte les déplacements inter-île. Au port de Fomboni, aucune embarcation n’assure les liaisons inter-îles depuis le lundi. «La mer est clémente, mais nous ne pouvons pas travailler car il n’y a ni passagers ni marchandises à transporter. La grève des chauffeurs de taxis a déséquilibré nos activités», a indiqué le commandant Bwe, qui a par ailleurs souligné une hausse des coûts de transport : «Nous sommes passés de 15 000 à 20 000 francs entre Mwali et Shindini»