Au deuxième jour de la grève déclenchée depuis lundi à Ndzuani, les conséquences se font fortement sentir dans plusieurs secteurs de l’île. Les transports en commun sont quasiment à l’arrêt, tandis que de nombreux commerces et bureaux sont restés fermés ce mardi. Dans plusieurs services publics, les directions font preuve d’adaptation afin de maintenir un minimum d’activités.
A Ndzuani, dans les administrations comme dans les établissements scolaires, la fréquentation a nettement chuté depuis l’entrée en grève des transporteurs et des commerçants lundi dernier. Sur les routes, seules quelques voitures personnelles et des motos circulent encore. Malgré ces perturbations, plusieurs structures tentent de s’organiser pour assurer la continuité des services essentiels, notamment au centre hospitalier régional de Hombo et à la Radio et télévision de Ndzuani (Rtn).
Au centre hospitalier régional de Hombo, des mesures ont été prises pour permettre au personnel médical de poursuivre les soins malgré les contraintes de déplacement. Le directeur de l’établissement, le docteur Ibrahim Salim Mari, explique ainsi le dispositif mis en place depuis lundi : «Au niveau du personnel, les personnes en garde sont déposées par nos services à leurs domiciles. Les autres qui doivent faire le remplacement sont récupérés également. Nous n’avons aucune difficulté à gérer l’arrivée et le départ du personnel médical du Chri.
Ce système fonctionnera le temps qu’il faudra. La difficulté c’est une insuffisance de moyens de déplacement, car ce sont nos ambulances qui font les va-et-vient». Le directeur général de l’hôpital indique également que la prise en charge communautaire a été renforcée afin de limiter les déplacements des patients lorsque cela est possible. «En collaboration avec la sécurité civile, nous avons mis en place un service de récupération des malades au niveau communautaire. Des numéros sont disponibles pour pouvoir récupérer les malades qui nécessitent des soins et qui doivent se rendre à l’hôpital. C’est comme ça que le Chri s’est organisé pendant cette période», poursuit-il.
Du côté des médias, des ajustements ont aussi été opérés pour garantir la continuité des programmes. À la Radio et télévision de Ndzuani (Rtn), seuls les agents résidant à proximité de la station sont actuellement mobilisés.
Le directeur général de la radio, Ahamed Dine Combo, explique : «Les autres reprendront le service dès que la situation sera plus calme. Pendant ce temps-là, ceux qui sont en service en permanence auront un repos, afin de permettre un bon fonctionnement de la radio. Nos équipes assurent également des correspondances dans leurs communautés respectives».



