La société civile se propose comme médiatrice dans le conflit qui oppose, depuis plus de trois semaines, les paramédicaux grévistes à la direction générale de l’hôpital El-Maarouf.
La société civile a décidé de suspendre momentanément la marche pacifique qu’elle souhaitait organiser vendredi dernier en soutien aux grévistes, pour s’engager dans «une démarche de recherche de compromis». Des rencontres avec les protagonistes ont déjà été organisées, selon Sultane Abdourahim Cheikh, un responsable d’une organisation de la société civile, dans le but de trouver des solutions susceptibles de mettre fin à cette crise qui paralyse le fonctionnement du principal hôpital du pays.
«Nous avons d’ores et déjà entamé des démarches visant à ramener les parties à la table des négociations. Nous avons rencontré les grévistes pour connaître leurs positions, puis la direction. À partir des éléments recueillis auprès des deux parties, nous allons formuler un projet de protocole d’accord que nous leur soumettrons lors de la prochaine rencontre», a indiqué Sultane Abdourahim Cheikh, se montrant optimiste quant à une issue favorable.
Ce responsable des organisations de la société civile en première ligne souligne également un point encourageant. «Chaque partie se dit disposée à reprendre les négociations. Les grévistes réclament la levée des sanctions disciplinaires avant de revenir à la table des discussions. De son côté, la direction de l’hôpital assure que ses portes restent ouvertes à un éventuel retour des grévistes», devait-il éclaircir, insistant toutefois sur la nécessité de concessions mutuelles.
«En négociation, on n’obtient pas une satisfaction totale, mais des avancées progressives», a-t-il précisé avant d’ajouter que «nous allons affiner le projet de protocole et le présenter à la direction dès demain (hier lundi, ndlr), avant la reprise des discussions prévue dans la semaine».
Pour rappel, depuis le mois de mars, des agents contractuels du principal établissement hospitalier du pays observent une grève illimitée.
Plusieurs tentatives de médiation
Ils réclament notamment l’alignement de leurs salaires sur ceux des fonctionnaires, la revalorisation des primes ainsi que l’accès à la retraite.
En réponse, la direction a proposé l’alignement des primes de garde, une revalorisation salariale de 8 % et une couverture mutuelle portée à 75 %".
Ces propositions n’ont pas réussi à fléchir les grévistes et, malgré plusieurs tentatives de médiation menées par différents acteurs, notamment par le directeur de cabinet chargé de la Défense et l’Assemblée nationale, aucun compromis n’a jusqu’ici été trouvé. Pour sa part, la société civile, qui s’est initialement mobilisée pour organiser une marche de soutien, a finalement choisi de se rétracter, privilégiant le dialogue plutôt que l’épreuve de force.



