Le ministre de l’Energie de l’eau et des hydrocarbures, avec le bureau géologique des Comores et l’Anaden multiplie les rencontres afin de discuter des conditions à mettre en œuvre pour la réalisation de ce grand évènement qui s’annonce stratégique pour le développement du pays.

 

La 11è Conférence géothermique du Rift africain (Argeo-C11) se tiendra à Moroni, du 19 au 24 octobre 2026, au Palais du peuple. Cet événement continental de haut niveau est organisé par le gouvernement de l’Union des Comores, à travers le ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Hydrocarbures et le Bureau géologique des Comores (Bgc). L’évènement est organisé en collaboration avec l’Association géothermique africaine (Aga), la Commission de l’Union africaine (Cua), l’Alliance géothermique mondiale (Gga) et des partenaires internationaux clés actifs dans le développement de l’énergie géothermique en Afrique.


Annonçant l’évènement, le comité d’organisation a indiqué qu’il s’agit « d’un rendez-vous important pour l’avenir énergétique du pays ». C’est ainsi qu’il multiplie les échanges sur les mesures et les conditions d’organisation, estimant que l’évènement permettra de faire « un pas  dans la politique de promotion de l’autonomie énergétique» du pays. Le comité vise ainsi à «accélérer une transition propre et durable du pays ». En accueillant cette cérémonie continentale, «le pays entend rentrer», toujours selon le comité d’organisation, «dans une phase de valorisation et de promotion pour l’investissement dans les énergies renouvelables» aux Comores. 


«L’objectif principal de ces réunions est d’étudier conjointement avec les parties prenantes, notamment l’Anaden, la gestion de la plateforme dédiée à la conférence. Les discussions se portent particulièrement sur les différents canaux de communication et de sensibilisation, notamment la mise en place du site Web officiel de l’évènement qui constitue le moteur de paiement en ligne, la création des comptes sur les réseaux sociaux ainsi que l’organisation des sous-comités chargé d’assurer la promotion de cet évènement majeur», a confié le chef de département intérimaire, en charge des études et des analyses des bassins sédimentaires. 


Hamza Hassani a également expliqué que plusieurs défis techniques, organisationnels et financiers sont à relever pour garantir la réussite de cet évènement. «Il est question de revoir et d’actualiser le budget de l’évènement et d’attirer les partenaires ainsi que d’identifier les sponsors potentiels.

Cependant, le plus grand défi reste le déblocage de la contribution financière du gouvernement qui est toutefois attendu pour finaliser certains aspects organisationnels», a-t-il indiqué, expliquant que le comité travaille en collaboration avec des experts reconnus et des spécialistes d’organisation d’évènement de haut niveau, en particulier l’association africaine de géothermie (Aga) qui vient de la Tanzanie, mais aussi avec plusieurs institutions et organisations telles que la commission de l’Union africaine (Cua) et tant d’autres. 

«Le principal événement  géothermique d’Afrique»

Hamza Hassani a aussi fait savoir que des formations de courte durée visant à renforcer les capacités nationales en matière de géothermie sont prévues dans le cadre de l’évènement. «Ces sessions visent à améliorer les compétences techniques des cadres nationaux, à favoriser le transfert d’expertises et à consolider le développement du secteur géothermique au niveau national», a-t-il expliqué .


La Conférence géothermique du Rift africain est considéré comme, «le principal événement géothermique d’Afrique». Organisée tous les deux ans, elle réunit les leaders et les acteurs du secteur. Elle offre « une plateforme essentielle aux experts de l’industrie, du monde universitaire, des gouvernements, des institutions financières, des Ong et des communautés locales pour échanger des idées, partager leurs expériences et collaborer à des solutions innovantes pour un développement géothermique durable sur le continent».