Réunis autour des enjeux liés aux droits de l’enfant, à la désinformation et au climat, 48 jeunes reporters de Ndzuani ont participé à un concours régional visant à sélectionner les représentants de l’île pour la finale nationale.
Le Hackathon régional des Jeunes Reporters s’est tenu dimanche à Ndzuani avec la participation de 48 adolescents et jeunes âgés de 14 à 20 ans issus de six clubs de jeunes reporters implantés dans l’île. Organisée dans le cadre du partenariat entre l’Unicef et la direction générale de l’information, cette rencontre avait pour objectif de renforcer les capacités des jeunes dans la production de contenus médiatiques.
Répartis en cinq groupes mixtes, les participants ont travaillé sur plusieurs thématiques majeures, notamment les droits de l’enfant, la lutte contre la désinformation, la protection des enfants et adolescents en ligne, les violences faites aux enfants et aux femmes, ainsi que les questions liées à l’environnement et au changement climatique.
À travers des productions réalisées en équipe, les jeunes ont démontré leur créativité, leur capacité d’analyse et leurs compétences en communication. Après les délibérations d’un jury composé de journalistes de l’Office de radio et télévision des Comores (Ortc) et du journal Al-watwan, le groupe 5 a été désigné vainqueur de cette étape régionale.
Le niveau d’engagement des participants
Cette sélection permettra de retenir 15 représentants de Ndzuani pour la finale nationale qui se déroulera prochainement à Moroni. Au total, 45 finalistes seront sélectionnés à travers les différentes étapes régionales. Parmi eux, neuf finalistes et six jeunes distingués pour la qualité de leurs prestations porteront les couleurs de l’île lors de la phase nationale.Avant l’ouverture du concours, la chargée de communication de l’Unicef, Rehema Ahmed Sourette, a rappelé l’esprit de cette initiative.
Selon elle, le Hackathon vise avant tout à favoriser les échanges, la collaboration et l’innovation chez les jeunes reporters. «L’idée est de permettre aux jeunes reporters de mieux se connaître et d’apprendre à travailler ensemble», a-t-elle expliqué. Elle a également insisté sur l’importance de former une jeunesse capable de produire une information responsable à l’heure des réseaux sociaux, où les risques liés à la désinformation sont de plus en plus importants.
De son côté, Oussene Mahamoud, encadreur à Ortc-Anjouan, a salué le niveau d’engagement des participants. Pour lui, certains jeunes disposent déjà de véritables aptitudes dans le journalisme, la communication et le montage audiovisuel. Il a estimé que ce type d’initiative peut leur ouvrir des perspectives professionnelles dans un secteur en constante évolution. «Ces jeunes apprennent à écrire et à produire eux-mêmes leurs contenus.
Il est essentiel de préserver leur créativité et leur esprit critique face aux transformations du numérique», a-t-il déclaré.Parmi les participantes, Nasra Wirdane Ali, jeune reporter depuis 2025, a considéré cette expérience comme une étape importante dans son parcours. «Cette journée m’a permis de rencontrer de nouvelles personnes, d’acquérir des connaissances et de renforcer mon envie de m’investir dans le domaine des médias», a-t-elle témoigné.



