La visite médicale est obligatoire pour l’obtention du visa pour le territoire saoudien. Il est aussi obligé pour les futurs pèlerins car il y a des maladies et des médicaments qui ne sont pas autorisés. C’est ainsi que l’on doit recueillir toutes les informations médicales demandées par l’agence nationale du hadj et de la Oumra, afin de vérifier les antécédents des candidats au pèlerinage de 2026.

 

Les consultations médicales des futurs pèlerins de Ndzuani ont débuté ce mercredi au Centre hospitalier de référence insulaire (Chri) de Hombo, dans le service de dermatologie. C’est une étape désormais obligatoire, puisqu’elle devient cette année une condition obligatoire pour l’obtention du visa saoudien. Dès 8 heures du matin, les pèlerins ont afflué au Chri pour se soumettre à un bilan de santé complet avant le départ. Cardio, diabète, analyses, vaccination. Tout est passé au crible.

À l’entrée du service, les premières vérifications sont effectuées : prise de tension artérielle, température, poids, par les infirmiers avant d’être orientés vers les médecins.  L’équipe médicale, dirigée par la dermatologue Dr Zahara Salim, est composée de deux médecins et deux infirmiers, avec l’appui du directeur du Chri de Hombo. L’objectif est d’évaluer l’état de santé des pèlerins et anticiper les risques liés à un voyage exigeant, notamment pour une population majoritairement âgée.

Selon la responsable de l’équipe médicale, la dermatologue, Dr Zahara Salim, cette étape vise avant tout, à garantir la sécurité sanitaire des pèlerins. «Cette année, la visite médicale est obligatoire et conditionnée à l’obtention du visa pour le territoire saoudien. Il faut savoir qu’il existe des maladies et des médicaments qui ne sont pas autorisés. Nous recueillons toutes les informations demandées par l’agence nationale du hadj et de la Oumra.

La consultation ne dure pas longtemps, mais elle est très importante. Nous avons demandé les carnets de santé des futurs pèlerins afin de vérifier leurs antécédents», a-t-elle fait savoir.  La médecin rappelle que le Hadj reste une épreuve physique, surtout pour les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques. «C’est un voyage difficile. Nous faisons tout pour le faciliter au maximum, car près de 80% des pèlerins sont âgés, avec des problèmes d’hypertension, de diabète, de cholestérol ou encore des douleurs musculaires.

 Nous recommandons d’emporter une quantité suffisante de médicaments, notamment pour les personnes diabétiques. L’État mettra également des médicaments à disposition. L’objectif est de bien connaître l’état de santé de chaque pèlerin avant le départ», a prévenu la dermatologue.
En plus des examens, les pèlerins reçoivent des conseils pratiques pour limiter les risques durant le séjour en Arabie saoudite, où les températures peuvent être extrêmes.

 «Nous disposons d’une batterie d’examens pour vérifier l’état de santé, les traitements quotidiens, les coordonnées des personnes et leurs antécédents médicaux. Ensuite, nous donnons des conseils sur les bons comportements à adopter. Le premier geste, c’est de boire beaucoup d’eau, car il s’agit d’un pays où les températures sont très élevées. En plus, il y a de longues distances», a prévenu Dr Zahara Salim.