À l’approche du Hadjj 2026, une réunion d’informations a réuni les futurs pèlerins et la direction générale de l’agence nationale du hadj et de la oumra (Anho). Organisée ce samedi à la salle JAF de Mutsamudu, l’assemblée a abordé les préparatifs du pèlerinage, les aspects religieux, médicaux et organisationnels liés au voyage vers les lieux saints de l’islam. Depuis l’année dernière, les quatre agences de voyages de l’île travaillent en synergie, depuis les préparatifs jusqu’au départ des pèlerins. La rencontre entre la direction générale de l’Anho et les pèlerins résidant de Ndzuani a permis de rappeler certaines étapes du dispositif, notamment la vaccination et la visite médicale déjà effectuées. Des projections ont aussi été présentées aux participants pour expliquer l’importance de la carte du hadj et les différentes procédures à respecter avant le départ.
A l’occasion, le directeur général de l’Anho, Mohamed El Fatih Djamalylayl a insisté sur la volonté de rapprocher les services de l’institution des pèlerins. «La direction se veut plus proche de la population, des pèlerins et des agences pour plus de facilité. Cette année, les inscriptions ont eu lieu à Ndzuani, sans que les fidèles aient nécessairement à se déplacer à Moroni. Notre agence est disponible et proche de la population pour permettre à tous ceux qui sont appelés à accomplir le cinquième pilier de l’islam, le pèlerinage. C’est un voyage qui demande une préparation physique, morale, de la patience et de la piété. Toutes les équipes mobilisées sont là pour veiller au bon déroulement du hadj. Nous demandons aux pèlerins de faire preuve d’écoute et de patience», a-t-il expliqué.
Le responsable a également rappelé que le hadj exige une préparation en amont. «Les pèlerins souhaitant voyager en 2027 doivent se préparer une année à l’avance. Les inscriptions sont ouvertes deux semaines après le hadj», a-t-il informé. La question des coûts liés au pèlerinage, notamment l’hébergement, la nourriture et les déplacements à Moroni a également été abordée au cours de la rencontre. «C’est une stratégie que nous avons mise en place afin de limiter les dépenses, notamment les déplacements inter-îles pour les pèlerins venant de Ndzuani et de Mwali. Nous travaillons pour réduire ces charges. Cette année encore, nous allons renégocier avec Royal Air concernant les colis des pèlerins », a-t-il répondu. Interrogé sur le contexte international, notamment les tensions au Moyen-Orient, il a tenu à rassurer les futurs pèlerins. «Cette question dépasse tout le monde. De notre côté, nous prions pour le retour à la paix. Pour le moment, la vie en Arabie Saoudite n’est pas impactée», a-t-il rassuré.
La rencontre a été l’occasion pour la commission médicale de prodiguer des conseils pratiques aux pèlerins. « Nous recommandons aux pèlerins de commencer un entraînement physique, notamment une marche quotidienne de 30 minutes à une heure, avant le départ. Pour les personnes âgées, il est important d’avoir ses médicaments pour les maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension ou l’arthrose», a conseillé Dr Zahara Salim. La spécialiste a rappelé certaines précautions simples qui peuvent faciliter le séjour dans un climat très chaud. Dr Zahara Salim a insisté sur l’importance des gestes d’hygiène et de vigilance sanitaire pendant le séjour. «Il est conseillé de porter des vêtements légers et amples, ainsi que des sandales adaptées. Des ordonnances peuvent être prescrites pour des vitamines ou des antidouleurs. Les pèlerins doivent aussi boire au moins deux litres d’eau par jour et adopter une alimentation équilibrée à des heures régulières. Il faut manger des aliments propres, bien se laver les mains au savon et consulter immédiatement en cas de fièvre, de courbatures, de toux ou d’écoulement nasal », a-t-elle conclu.
Au cours de la rencontre, Said Bourhani Abdallah, chef de pôle religion au secrétariat général du gouvernement, a rappelé les principales conditions pour accomplir et faire valider le pèlerinage selon les prescriptions de l’islam. «Même les plus jeunes peuvent accomplir le hadj, à condition d’avoir les moyens financiers. Mais, il existe des conditions pour que ce pèlerinage soit valide. Il faut d’abord l’intention. Ensuite viennent les rites essentiels comme la station d’Arafat le 9è jour du mois de Dhul Hidja, le tawaf autour de la Kaaba et le sa’i (allers-retours) entre Swafa et Marwa. Quant à la coupe des cheveux, elle marque la sortie de l’état de sacralisation», a-t-il détaillé.



