Son parcours l’a conduit de la diplomatie aux médias, de la gestion à l’éducation. Aujourd’hui, Hassani Ibrahim Youssouf ajoute une nouvelle responsabilité à cette trajectoire professionnelle : celle de secrétaire général chargé des finances du Réseau des diplomates francophones (Rédif).
Diplomate de carrière, il vient d’intégrer le bureau exécutif de cette organisation qui rassemble des diplomates, parlementaires, fonctionnaires internationaux et professionnels des relations internationales issus de l’espace francophone. À travers cette nouvelle fonction, il entend contribuer à la consolidation du réseau, tout en donnant une place plus importante aux Comores dans cette dynamique.
Hassani Ibrahim Youssouf présente le Rédif comme une plateforme professionnelle destinée à favoriser les échanges d’expériences, le partage de bonnes pratiques et le développement de relations professionnelles entre ses membres. Le réseau entretient par ailleurs des liens étroits avec la classe diplomatique de l’Université Senghor d’Alexandrie, un espace de formation et de renforcement des compétences destiné notamment aux professionnels de la diplomatie et des relations internationales. La cinquième édition de cette formation s’est achevée le 6 juillet 2026 à Alexandrie. «L’objectif principal du RédiF est de renforcer les capacités des diplomates francophones membres du réseau et de valoriser leur rôle sur la scène internationale», explique Hassani Ibrahim Youssouf.
Dans ses nouvelles fonctions, le diplomate comorien est appelé à participer à la mise en place d’une gestion financière rigoureuse et transparente. «Ma mission s’articule autour de trois piliers fondamentaux, la gestion budgétaire et comptable, la mobilisation des ressources et la garantie de viabilité», précise-t-il. Son travail consistera notamment à contribuer à l’élaboration et au suivi du budget annuel, au recouvrement des cotisations des membres, mais aussi à la recherche de financements et de partenariats pour accompagner les projets du réseau. «L’objectif est de bâtir un système financier robuste, transparent et innovant, au service de l’autonomie et du rayonnement durable du Rédif», affirme-t-il.
Un levier pour consolider le réseau
Mais derrière la fonction financière, c’est toute une dynamique de structuration que le nouveau bureau exécutif souhaite impulser. Organisation de conférences, séminaires et ateliers d’analyse diplomatique, formation continue et développement de partenariats avec les institutions francophones figurent parmi les priorités.
Pour Hassani Ibrahim Youssouf, cette nouvelle responsabilité constitue également une occasion de renforcer la présence comorienne au sein du réseau. Depuis son lancement en 2022, la participation des Comores à la classe diplomatique reste, selon lui, encore limitée au regard de celle d’autres pays francophones. Il entend donc profiter de sa position au sein du bureau exécutif pour encourager davantage de diplomates et de parlementaires comoriens à rejoindre cette dynamique.
Plusieurs univers
«L’un de mes objectifs au sein du bureau est précisément d’encourager et d’accroître la participation comorienne, diplomates comme parlementaires, au sein de cette grande dynamique francophone». La cinquième édition de la formation d’Alexandrie illustre, à ses yeux, les efforts qui restent à accomplir. Un parlementaire comorien avait manifesté son intérêt pour y participer, mais n’a finalement pas pu être retenu en raison des délais de sélection.
Cette nouvelle fonction s’inscrit dans un parcours professionnel marqué par la diversité. Hassani Ibrahim Youssouf revendique plus d’une dizaine d’années d’expérience au ministère des Affaires étrangères de l’Union des Comores. Une expérience qui lui a permis de se familiariser avec les mécanismes institutionnels, administratifs et protocolaires de la diplomatie. Mais son profil dépasse largement le cadre diplomatique. Au fil des années, il a également évolué dans l’éducation, la santé, le sport et l’entrepreneuriat.
Président du Conseil d’administration du Groupe scolaire Foundi Ali Abderemane (GSF2A), il a également dirigé un centre de santé. Ces responsabilités l’ont conduit à gérer des budgets et à s’intéresser aux questions de transparence et de gouvernance financière.À cette expérience de gestion s’ajoute un passage par les médias. Ancien journaliste et présentateur de télévision locale, il considère cette expérience comme un autre atout dans ses nouvelles responsabilités. La communication, la diplomatie et la gestion se retrouvent ainsi au cœur de son parcours. «Cette double compétence de diplomate et de gestionnaire me rend capable de transformer des visions stratégiques en réalités budgétaires concrètes», soutient-il.





