La hausse du carburant a provoqué l’arrêt des transports en commun. La population fait face à des déplacements difficiles, tandis que les administrations, les écoles et les commerces connaissent des perturbations.

 

La grève des transporteurs a paralysé le quotidien à Ndzuani. Hier lundi, les transports en commun ont laissé place aux véhicules personnels et aux motos. À Mutsamudu, les deux principaux arrêts de bus sont restés désespérément vides. Contacté par Al-watwan, le président du syndicat des chauffeurs de Ndzuani, Mickidache, a insisté sur les raisons du mouvement.

Selon lui, il ne s’agit pas d’une grève syndicale organisée, mais d’un arrêt de travail spontané des chauffeurs, directement lié à la hausse des produits pétroliers.«Avec une hausse brutale de 46 % du gasoil, la situation est devenue intenable. Le prix du carburant et celui du transport ne sont plus compatibles. Nous ne pouvons plus couvrir nos charges quotidiennes», a-t-il expliqué.Ce dernier a évoqué également les disparités de prix entre les localités. «À Nyumakele ou à Pomoni, le carburant est encore plus cher qu’à Mutsamudu, en raison des coûts de transport et de distribution», a-t-il rappelé.

Des difficultés de déplacement 

Les effets de la grève sont visibles dans toute la capitale régionale. Des pick-up surchargés de passagers circulent, tandis que certaines motos transportent jusqu’à quatre personnes, notamment des élèves. Plusieurs commerces sont restés fermés, et l’administration publique fonctionne au ralenti. Dans les écoles, l’absence d’enseignants et d’élèves a mis un coup d'arrêt aux cours avec des salles de classe presque vides. À Missiri, un habitant a témoigné de la difficulté du déplacement. «Je voulais aller au bureau. En sortant, j’ai compris qu’il n’y avait aucun taxi. J’ai dû faire tout le trajet à pied»
Le secteur de la santé n’est pas épargné.

Une infirmière décrit une situation tendue dans les établissements hospitaliers. «Je devais finir à 10 heures, il est midi et je suis encore là. Ma remplaçante n’a pas pu venir. Cela fait de longues heures debout. Même la fréquentation a fortement diminué aujourd’hui», confie-t-elle.Alors que la grève se poursuit, les habitants de Ndzuani ont du mal à se déplacer et à vaquer à leurs occupations quotidiennes.