Suite à la hausse des prix des carburants, les chauffeurs comoriens ont annoncé entrer en grève. Les transporteurs affirment ne pas être favorables au réajustement des prix du carburant.
Le syndicat des chauffeurs, Usukani wa Masiwa, a lancé, ce samedi 9 mai, «un mouvement de grève immédiat» pour protester contre la hausse des prix des produits pétroliers. Il estime que «les nouveaux tarifs rendent l’activité économiquement insoutenable».Réunis à leur siège devant les médias, les représentants des différentes cellules régionales ont confirmé la suspension totale des activités.
Le porte-parole des chauffeurs, également président de la cellule de Mbwankuu, Ali Djaé alias Matsozi, a été catégorique : «les transporteurs ne reprendront pas le travail tant que le gouvernement ne reviendra pas sur sa décision». Selon lui, «les nouveaux prix du carburant rendent impossible la poursuite normale du service sans répercussion directe sur les usagers». Des mouvements isolés de véhicules Dans la même dynamique, Ismael Mhoma, président de la cellule de Mbadjini ya Mbwani, a insisté sur le fait que «les chauffeurs ne cherchent ni confrontation ni bras de fer avec les autorités». Il a expliqué que la hausse place les transporteurs dans une impasse économique : «continuer à travailler obligerait à augmenter les tarifs de transport, ce qui aggraverait le coût de la vie pour les citoyens déjà fragilisés».
Le syndicat met ainsi en avant une logique de protection sociale, et affirme refuser de répercuter la hausse sur les usagers. «Nous n’achèterons pas le carburant», a résumé Ismael Mhoma.De son côté, le président de la cellule de Hamahame, Elarif Djoumoi, a détaillé l’impact concret de la hausse sur le quotidien des citoyens.
Il a évoqué le cas d’ «un étudiant contraint de dépenser des sommes importantes pour ses déplacements quotidiens vers l’université», illustrant, selon lui, «une pression financière devenue insupportable pour les familles». Malgré quelques mouvements isolés de véhicules dans certaines zones de Ngazidja, notamment à Dimani, Bambao et Hambou, la consigne de grève a semblé être assez suivie au lendemain dimanche. Le syndicat a aussi appelé la population au calme et a assuré qu’ «aucune action de blocage des routes n’est prévue par les chauffeurs».




