Une vive émotion a marqué la cérémonie d’hommage dédiée à Hachim Saïd Mohamed, organisée ce dimanche au foyer des femmes de Moroni. Familles, autorités et habitants de Moroni se sont mobilisés pour saluer la mémoire d’un homme reconnu pour son engagement, sa générosité et son influence au sein de la communauté.
Une cérémonie officielle de commémoration en hommage à Hachim Saïd Mohamed s’est tenue ce dimanche 26 avril au foyer des femmes de Moroni, à l’initiative du Casm, du quartier de Mtsangani, ainsi que des proches du défunt. L’événement a rassemblé une foule nombreuse composée de femmes, d’hommes, de jeunes et de personnes âgées, venus témoigner de leur attachement à celui qui a marqué de nombreuses générations.
Plusieurs personnalités et autorités locales, notamment des maires, des préfets, des notables et de nombreux citoyens, y ont pris part. La cérémonie a débuté dans le recueillement avec la lecture de la Fatiha suivie de la sourate Yassine, récitée collectivement par l’ensemble de l’assistance. Cette séance religieuse a été suivie d’une projection d’images et de vidéos retraçant le parcours du défunt, incluant des témoignages de proches résidant à l’étranger. Une séquence particulièrement émouvante, où souvenirs et hommages ont pénétré les âmes présentes.
À travers ces témoignages, amis et connaissances ont partagé des anecdotes, évoquant leurs rencontres avec Hachim Saïd Mohamed, son parcours scolaire, ainsi que les liens d’amitié qu’il a su tisser. Tous ont souligné sa bienveillance, son sens de l’écoute et sa générosité. « Hachim savait être bon avec tout le monde sans exception. Une très belle personne, déterminée et courageuse. Qu’il repose en paix », confie l’un des intervenants dans une vidéo.Pour sa part, Moussa Saïd Ahmed a exprimé son souhait de publier un ouvrage consacré à la vie du défunt, qu’il a comparé à un philosophe, à l’image de Socrate.
«Hachim sera toujours dans nos cœurs»
Il a insisté sur l’importance de préserver ses écrits et ses idées pour les générations futures, tout en appelant à un retour aux valeurs religieuses. De son côté, Ismaël Saandi, un ami proche du regretté, est revenu sur l’engagement de Hachim au sein du Centre d’animation socioculturelle de Moroni-Mtsangani (Casm), rappelant son rôle de trésorier entre 1992 et 1996. Il a souligné ses efforts pour mobiliser des ressources financières pour le Casm et son implication dans la formation, à travers la chaine Mtv, de nombreux jeunes, aujourd’hui actifs dans des structures médiatiques nationales telles que l’Ortc ou encore la presse locale.
Il a aussi retracé le parcours du défunt à la Meck Moroni dont il fut l’un des premiers à y tintégrer. Une institution qu’il a participé à poser les fondations et à jouer un rôle remarqué pour son développement jusqu’à sa retraite. Intervenant au nom de la famille, la commissaire générale au Plan, Najdat Said Abdallah, sa nièce, a exprimé sa profonde gratitude envers les organisateurs et l’ensemble des participants. « Il n’est pas mort, Hachim sera toujours dans nos cœurs », a-t-elle déclaré, saluant le travail de la commission ayant permis de réunir témoignages et hommages venus de divers horizons.
Enfin, le chef du quartier Mtsangani, Ali Soibri, très ému, a tenu à rappeler la vulnérabilité de l’être humain face à la mort, qui reste un passage inéluctable pour tous, montrant ainsi que la capitale a perdu un de ses grands hommes. Il a évoqué ici un homme «intelligent, respectueux et généreux, un personnage exemplaire», à qui il a rendu hommage.
Ali Soibri a rappelé avec humour certaines anecdotes vécues par le défunt en France, dans une atmosphère empreinte d’émotions. La cérémonie s’est clôturée comme elle avait commencé, par la récitation de la Fatiha. Puisse Allah lui accorder sa miséricorde et l’accueillir dans son vaste paradis éternel.




