Le ministre premier, en charge de l’Energie et des Hydrocarbures, Aboubacar Said Anli, ses collègues des Finances, Ibrahim Mohamed Abdourazak, et de l’Economie, Moustoifa Said Hassan, ont effectué une visite hier, jeudi 6 mars, à la Société comorienne des hydrocarbures (Sch), plus particulièrement le laboratoire d’analyses des produits pétroliers qui vient d’être renforcé en équipements.
L’objectif est, selon le ministre de l’Energie, de mieux s’imprégner des travaux engagés, s’informer des réalités présentes, et se faire une idée de la qualité des nouveaux équipements du laboratoire. Aboubacar Said Anli a fait savoir que «la question du carburant relève d’une sécurité nationale car tous les citoyens utilisent du carburant dans leurs activités quotidiennes. Raison pour laquelle les membres du gouvernement ne ménagent aucun effort pour rassurer les consommateurs».
On apprend que 125 millions de francs ont été mobilisés pour l’achat des équipements du laboratoire d’analyse de la Sch. «Ce sont des équipements de dernière génération et ont une garantie de deux ans et sont aussi capables de prouver la qualité de nos produits. Nous commandons un produit SP 95 qu i est de qualité supérieure et les analyses d’ores et déjà faites par ce laboratoire, prouvent que nos carburants sont de bonne qualité», a rassuré le ministre, ajoutant que «le gouvernement est conscient qu’une faille peut se trouver quelque part au niveau de l’acheminement, mais pas au niveau du produit importé». Ces nouveaux équipements ont été mis en place par Alexandre Delarue, un professionnel français en pétrole, de la société Normalab.
Formation d’une équipe de trois agents
Ce dernier a tenu à rassurer «la qualité des équipements mis en place à la Société comorienne des hydrocarbures, avec une garantie de deux ans ». Il précisera que «les analyses faites sur place décrivent les mêmes résultats trouvés » dans d’autres pays.«Ce laboratoire peut faire des analyses sur la qualité du carburant pour savoir s’ils sont conformes aux exigences locales. Avec des équipements de dernière génération, ce labo permettra de faire des analyses de manière assez pointues et conclure si le carburant est réellement de SP 95», a rassuré l’expert, ajoutant que «le centre est capable de gérer à 70% les analyses sur la qualité du carburant».
Alexandre Delarue a formé une équipe de trois agents de la Sch, dont une femme. Ces derniers vont poursuivre les analyses physico-chimiques des carburants sur place. «Ce personnel du labo sera capable, de manipuler les équipements du laboratoire et assurer la maintenance des appareils», souligne le technicien français.