La procédure est ouverte aux sociétés exerçant une activité commerciale et remplissant les conditions requises, notamment les statuts de la société, le registre de commerce et du crédit immobilier, le numéro d’identification fiscale (Nif), une patente d’importation mentionnant la qualité d’importateur, une capacité d’importation d’au moins 5 000 tonnes de riz sur une période de douze mois.

 

Le ministère de l’Économie a convié la presse le vendredi 6 mars pour annoncer l’ouverture officielle de la procédure de demande de licences d’importation du riz ordinaire. La conférence a été animée par le secrétaire général du ministère de l’Économie, Djamil Boinali, en présence du secrétaire général de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’artisanat (Uccia).


Djamil Boinali a, à l’occasion, rappelé que cette initiative s’inscrit dans la réforme engagée par le gouvernement sous le leadership du président Azali Assoumani visant à libéraliser l’importation et la commercialisation du riz. Cette réforme a notamment mis fin au monopole détenu auparavant par la société Onicor. «Nous nous sommes réunis ici pour annoncer officiellement, au nom du gouvernement et du ministère de l’Économie en charge du commerce, le lancement des procédures d’obtention de la licence d’importation du riz ordinaire», a déclaré le secrétaire général.


Il a rappelé, alors, que depuis l’année dernière, le ministère de l’Économie a commencé à délivrer des licences à des opérateurs économiques sélectionnés selon un processus précis. Douze entreprises avaient alors obtenu l’autorisation d’importer du riz. Une mesure qui, selon lui, a permis d’éviter toute pénurie sur le marché national. Après ce premier bilan jugé «positif», le ministère lance désormais une deuxième opération d’octroi de licence d’importation du riz.

 La procédure est ouverte aux sociétés qui exercent une activité commerciale et remplissant les conditions requises.
Les opérateurs doivent fournir plusieurs documents administratifs, selon Djamil Boinali, citant notamment les statuts de la société, le registre de commerce et du crédit immobilier, le numéro d’identification fiscale (Nif), une patente d’importation mentionnant la qualité d’importateur, ainsi qu’une lettre de demande adressée au ministre chargé du commerce. Il a ainsi précisé un volume minimum d’importation de 5 000 tonnes de riz sur une période de douze mois.


Les candidats doivent également présenter une lettre de confort délivrée par un établissement financier agréé à l’Union des Comores attestant de leur capacité financière, une copie de la carte d’identité nationale du gérant ou un titre de séjour pour les étrangers exerçant légalement une activité commerciale, un quitus fiscal valide, ainsi qu’une attestation d’homologation délivrée par l’Inrape confirmant que l’importateur dispose d’installations de stockage répondant aux normes d’hygiène et de conservation.


Selon Djamil Boinali, «d’autres documents complémentaires pourront être demandés lors de l’étude des dossiers». Les opérateurs économiques disposent d’un délai de quinze jours pour déposer leur candidature. La période de dépôt des dossiers s’étend du lundi 9 mars au 24 mars. «Passé ce délai, aucune nouvelle demande ne sera acceptée. Les personnes intéressées sont invitées à se rapprocher de la direction générale du Commerce et de l’Economie pour obtenir davantage d’informations sur la procédure», a conclu le conférencier.