La coordination de la Convention pour le renouveau des Comores (Crc) de la régionale de Hambu a convié la presse, samedi 28 mars dans la localité de Mbambani, pour dénoncer les faits survenus à Singani ya Hambu lors du dernier vendredi du mois de ramadan (lire notre édition N° 5393 du mardi 24 mars 2026). La rencontre entre la coordination régionale et les médias a eu lieu en présence de nombreux cadres de la région à l’instar du directeur général de Comores Télécoms, Dr Moilim Amir, entre autres.
«Plus jamais ça»
Le coordinateur, Soibahoudine Ahamada, a fait part de son indignation suite à cet incident, rappelant le statut de Nour El Fath Azali et sa particularité dans la région. «Le secrétaire général n’est pas un simple cadre. C’est une personne honorable et attachée à sa région. C’est le député élu de la région», a-t-il déclaré. «Plus jamais ça. Nous ne pouvons pas tolérer de tels incidents dans notre zone. La ville de Singani doit agir contre les auteurs de cet incident en prenant les sanctions appropriées. Où étaient les cadres de Singani ? Comment se fait-il qu’aucun notable n’ait pu s’indigner au moment des faits ? Pourquoi ces mêmes personnes peuvent-elle agir de la sorte en toute impunité sans que cela n’émeuve personne ?», s’est-il interrogé.D’après ses explications, la situation s’est compliquée au moment de la prière lorsque des jeunes ont manifesté leur mécontentement en s’approchant du mihrab, empêchant le sermon, perturbant le déroulement de l’évènement en portant atteinte à la dignité d’un hatub. Il a également regretté l’absence de réaction immédiate des responsables locaux présents à la mosquée. Les cadres de la Crc ont appelé les notables du village à assumer leur rôle d’éducateurs et à prévenir de tels incidents. «Dans tous les villages, il y a des comportements déviants chez certains jeunes délinquant mais il appartient aux responsables locaux d’y manifester leur opposition et de rappeler à l’ordre de tout un chacun», a-t-il ajouté.
L’ancien coordinateur régional, Mchami Ibrahim Islah, a, lui aussi, dénoncé ces faits survenus en période de jeûne dans un lieu sacré et dirigés contre une autorité publique. «C’est un acte regrettable, commis durant un mois sacré, à un jour sacré, et surtout très regrettablement dans une ville comme Singani connue pour ses valeurs nobles et respectueuses», a-t-il déploré.L’ancienne députée de la region, Dawiat Mohamed, a exprimé, elle aussi, son mécontentement. «En tant que femme et mère de la région, cet incident ne devrait pas rester impuni, nos enfants devraient savoir leurs limites et c’est à nous de nous occuper de leur éducation, pour qu’une telle forfaiture ne se répète à l’avenir», a-t-elle déclaré. Malgré tout, les intervenants ont appelé au calme et à la responsabilité collective. Il est à rappeler que des notables de Singani ont annoncé des sanctions prises contre les familles des jeunes et promettent d’agir sévèrement à l’avenir contre «tout acte qui portera atteinte à l’image de la ville».


