Le projet prévoit de renforcer les capacités de douze ambassadeurs à Ndzuani et de mobiliser au moins 400 nouveaux adhérents.

 

Le projet Dima na Ulozi poursuit son déploiement à Ndzuani, avec une mission de formation et de mobilisation communautaire. Une formation de 12 ambassadeurs s’est tenue dans les locaux de Yas à Mutsamudu hier, jeudi 8 octobre. Le projet est porté par l’association Mayesha-Espoir, l’Ucaep, Yas-Comores et Mvola. Les publics ciblés sont notamment les agriculteurs et producteurs, les pêcheurs, les éleveurs, les artisans ainsi que les femmes exerçant des activités génératrices de revenus. 

La présidente de l’association Mayesha-Espoir Comores, porteuse du projet Dima na Ulozi, Mbae Arafa, a souligné, à l’occasion, l’importance de ce dispositif pour les personnes qui évoluent dans le secteur informel. «L’initiative cherche précisément à toucher le secteur invisible, le secteur informel qui se développe via les activités génératrices de revenus. Elle repose sur la cotisation solidaire, qui est un moyen de constituer un fonds de garantie permettant à des personnes exclues du système bancaire d’accéder à des microcrédits sans gage. Le projet est présent sur le terrain depuis 2016, avec Yas depuis 2022 et avec l’Ucaep depuis 2024», a-t-elle expliqué. 

Selon elle, fonds de garantie compte 1 600 membres. «Aujourd’hui, les ambassadeurs que nous avons formés vont appuyer nos coordinateurs dans toutes les zones, y compris celles que nous n’avons jamais touchées. Actuellement, le fonds de garantie progresse et compte actuellement 1 600 membres qui épargnent régulièrement», a-t-elle expliqué. 

De son côté, le chargé de coopération de l’Union des chambres d’agriculture, d’élevage et de la pêche (Ucaep), Koudra Abdel Kader, a mis en avant la connaissance du terrain.  «L’Ucaep soutient ce projet depuis maintenant deux ans. Notre structure dispose des techniciens et connaît le terrain et les difficultés que rencontrent les acteurs de notre secteur. C’est pour faciliter le développement économique à travers leur activité. Nous avons un accompagnement et orienté les choix des projets», a-t-il expliqué.


Pour sa part, le formateur et environnementaliste Zamil Matroifi Maanfou a tenu à souligner l’enjeu majeur, car il vise à installer progressivement une nouvelle culture de l’épargne. «Nous voulons installer un changement dans notre façon de gérer les économies. Nous voulons un esprit d’économie bien qu’on soit dans des secteurs informels ou à faibles revenus. Le mécanisme repose sur une épargne collective et solidaire. Les bénéficiaires sont appelés à mettre de côté une somme chaque mois afin de constituer une épargne susceptible de contribuer au financement de projets. Cette épargne ne demande pas de garantie, pour faire des prêts par exemple», a précisé le formateur des ambassadeurs.