Les Comores accueillent officiellement le programme picoCtf-Africa, une initiative de formation en cyber-sécurité destinée aux étudiants. Objectif : renforcer leurs compétences numériques et encourager l’émergence de créateurs de solutions technologiques locales.
Le programme picoCtf-Africa a été officiellement lancé en Union des Comores, en collaboration avec l’Institut universitaire de technologie (Iut), pour initier les jeunes aux enjeux de la cyber-sécurité et aux défis technologiques contemporains. La formation, débutée le vendredi 6 janvier dans les locaux de l’Iut, s’est déroulée sur deux jours au profit principalement des étudiants en génie informatique. Elle intervient dans un contexte mondial marqué par l’essor accéléré du numérique et la multiplication des risques liés à la sécurité des systèmes informatiques.
Face à ces mutations, les étudiants comoriens s’orientent progressivement vers le renforcement de leurs compétences techniques afin de mieux répondre aux exigences du marché et aux défis de la transformation digitale. Porté par Carnegie Mellon University Africa, à travers le réseau Upanzi et Cylab-Africa, le programme picoCtf-Africa est une plateforme éducative gratuite conçue par des experts basés aux États-Unis.
Elle repose sur des exercices pratiques appelés «Capture The Flag» (Ctf), qui permettent aux apprenants de développer leur logique informatique, leurs connaissances en protection des données et leurs capacités en résolution de problèmes numériques. L’ambition est de former une nouvelle génération capable de concevoir, analyser et sécuriser des systèmes informatiques de manière professionnelle.
Une plateforme éducative gratuite
Deux formateurs venus du Rwanda et d’Ouganda assurent l’encadrement des participants. Pour le directeur adjoint de l’Iut et chef du département génie informatique, Ahmed Abdullatuf, cette initiative s’inscrit dans «la volonté de faire de l’établissement un pôle de promotion technologique». Il estime que ce type de programme vient « renforcer les modules de formation existants et ouvre des perspectives académiques plus avancées, notamment au niveau doctoral».
Le coordinateur ougandais du programme a, pour sa part, insisté sur la nécessité de « former des jeunes créateurs de solutions numériques plutôt que de simples utilisateurs». Selon lui, « la cyber-sécurité et l’intelligence artificielle constituent des secteurs stratégiques dans lesquels l’Afrique doit développer ses propres outils».
À Ngazidja, le coordinateur du projet, Elyachourtu Hassane, a précisé que cinq établissements participent à l’initiative : l’Iut, le Groupe scolaire Foundi Abdoulhamid, l’École de santé, l’école privée Mougni Baraka ainsi que l’établissement privé de Mnungou ya Hamahame.
T. H. A


