La ministre des Transports, assurant l’intérim du chef de l’État, Hassane Alfeine Yasmine, accompagnée de la ministre chargée du genre, a effectué mercredi 23 septembre une visite de terrain au port de Mutsamudu. La délégation s’est rendue sur le chantier de dallage en cours, avant d’inspecter le petit quai, dont l’état de dégradation fait l’objet de préoccupations.

Présent lors de la visite ministérielle, le directeur de cabinet de la ministre des Transports maritimes et aériens, Kassim Ibrahim Elarif avance que la configuration du site nécessite des opérations régulières de dragage. «Le port international de Mutsamudu est situé dans un endroit difficile, puisqu’une rivière se déverse directement dans le port. C’est ce qui fait que tous les ans, il est nécessaire de faire un dragage. Il y a un projet de construction d’un second bassin de rétention, avant celui qui est déjà là.

 Le premier, tout seul, ne suffit pas. C’est pour limiter les gravats qui arrivent dans le bassin portuaire. C’est ça que nous sommes venus voir», a-t-il expliqué.
La dégradation du petit quai a également été évoquée lors de cette visite. « Deuxièmement, notre déplacement fait suite à un rapport qui fait état de dégradation du petit quai. Ce port est le passage de tous les passagers nationaux et internationaux, qui doivent être et se sentir en sécurité lors de leur passage dans l’île», a ajouté Kassim Ibrahim Elarif.

Un chantier de dallage avance au port. Environ 6 000 m² doivent être réalisés, avec une épaisseur de 20 centimètres, à l’arrière de la gare maritime. Les travaux doivent notamment améliorer les conditions de circulation et d’exploitation du site. Pour Mounib Mohamed Elhad, directeur général de l’Anjouan stevedoring company (Asc), le chantier intervient après les opérations de dragage. «Le dragage du port a été effectué il y a de cela deux ans. Il reste maintenant à finir les travaux de dallage du port.

 Les travaux avancent d’une certaine manière, malgré une lenteur liée aux contraintes de carburant et de matériaux comme le sable», a-t-il indiqué. Mounib Mohamed Elhad souligne également les difficultés posées par la poussière sur le site pour justifier les travaux. «Les travaux sont réalisés dans la zone de dépotage du port, mais elle est invivable à cause de la poussière. Nous avons entrepris ces travaux pour avoir moins de poussière, notamment.

 Pour ce qui est de la visite de la délégation ministérielle, nous sommes contents. C’est une motivation de plus de voir que l’État est derrière et nous observe », a-t-il déclaré.
Du côté de la direction du port de Mutsamudu, la visite est perçue comme une démarche permettant de constater directement les difficultés rencontrées sur le terrain. Le directeur du port, Ahamed Mahadali, appelle à une accélération des travaux de réhabilitation.