Sur le bas-côté de la route nationale et les routes secondaires, des bandes de ciment sont posées tout le long des bords. La commune s’est lancée également dans l’ouverture de nouvelles pistes qui doivent mener à sa nouvelle déchetterie.


La mairie d’ Ongoju à Ndzuani a initié des travaux d’extension des rues de sa commune. Ce projet, qui a commencé depuis plusieurs semaines, est soutenu par la communauté et la diaspora, selon le maire. Les travaux concernant des extensions en ciment de la route nationale, des routes secondaires et par endroit, des caniveaux aménagés pour faciliter l’évacuation des eaux pluviales.

 
La commune compte cinq villages. À sa tête, Nassur-Eddine Ismaël Oili présente les principaux axes concernés par cette opération d’aménagement. «Nous sommes en pleins travaux dans la commune. Nous sommes en train d’ouvrir la route de Mjihari jusqu’à Fundroju, puis jusqu’en ville. C’est pour le nouveau dépôt de déchets, qui doit être loin de la population, mais aussi parce que la ville s’agrandit. Nous avons également engagé des travaux sur la route Liwara-Kio, qui fait 4,5 kilomètres. Ce sont surtout des travaux d’extension qui doivent accompagner le développement de la commune et permettre d’améliorer les activités dans ces zones», fait-t-il savoir.


Au-delà de l’ouverture et de l’élargissement de ces axes, le maire insiste sur la nécessité de faciliter les déplacements à l’intérieur de la commune. «Ces travaux sont importants pour la communauté, car le transport reste encore difficile dans la commune. Aujourd’hui, nous voulons faciliter davantage les déplacements des biens et des personnes dans l’ensemble de la commune. Premièrement, cela permet à la commune de se développer. Secondo, cela contribue à préserver la santé des agriculteurs par exemple. C’est pourquoi nous mettons en avant ces travaux et nous prévoyons de poursuivre les aménagements dans les autres villages», explique-t-il.


La réalisation de ces chantiers repose toutefois sur des moyens qui restent limités au niveau communal. Nassur-Eddine Ismaël Oili souligne ainsi l’engagement des habitants et de la diaspora. «La communauté soutient vraiment les travaux et nous avançons ensemble. La commune seule ne peut pas s’engager dans de tels projets, car nos communes n’ont pas suffisamment de moyens. Tout se fait grâce aux aides de la communauté. Nous avons également bénéficié du grand soutien du patron des établissements Nardassi, en plus de celui de la diaspora. Nous sommes reconnaissants pour les efforts qui sont faits et nous appelons à davantage de soutien de la part des institutions et des autorités», ajoute l’édile.


Sur le terrain, cette mobilisation se traduit notamment par l’élargissement de certaines voies. Directeur de l’école primaire publique d’Ongoju, Mouzidalifa Ahamadi décrit une opération menée depuis près d’un mois dans plusieurs quartiers. «Nous avions des routes étroites dans nos communes. Donc la commune a initié des travaux de réaménagement pour agrandir la route. Nous avons débuté les travaux d’extension il y a de cela un mois. Nous sommes actuellement dans les dernières phases.

Ces travaux sont réalisés avec la participation des différentes communautés des quartiers», explique-t-il. Cette participation prend principalement la forme d’une main-d’œuvre locale, le matériel étant pris en charge par la commune. «Ce sont les différentes communautés des quartiers qui s’occupent des travaux. On nous livre le matériel et ce sont les quartiers qui sont mobilisés pour faire les travaux. Nous sommes juste là pour faire de la manœuvre. C’est une participation physique puisque tout le matériel est envoyé au jour le jour sur place.

Cela permet aux habitants de participer directement à l’aménagement de leur espace de vie», précise le directeur.Selon Mouzidalifa Ahamadi, l’opération s’étend déjà à plusieurs secteurs. «Nous avons une dizaine de chantiers partout dans la ville, que ce soit au niveau des routes , des allées ou encore des caniveaux. Nous espérons faire les mêmes travaux dans les autres villages. Il y a du changement dans la commune avec tous les travaux.

Ici, les gens sentent que la ville est en plein aménagement. Cela va lutter contre les accidents et permettre aux piétons de traverser sans trop de contraintes. À certains endroits où c’est possible, nous avons des caniveaux qui doivent contribuer à la protection des routes secondaires et même nationales pendant la période des pluies, qui ont déjà causé des dégâts»,  conclut Mouzidalifa Ahamadi.