Les participants appellent le gouvernement à accompagner la production locale pour assurer l’autonomie alimentaire tant souhaité. Ils ont également saisi l’occasion pour demander que les modalités des taxes et impôts soient revues pour éviter le blocage des petites et moyennes entreprises.

 

La chambre des commerces d’industrie et d’artisanat (Ccia) de Ngazidja a lancé hier, jeudi 22 janvier, un atelier d’échanges et de renforcements des capacités des jeunes qui s’engagent dans l’entreprenariat. L’objectif principal de cette rencontre est, selon les organisateurs, de reconnaitre les principales difficultés que font face ces jeunes désirant se lancer dans le monde entrepreneurial. 
Ils sont 25 jeunes hommes et femmes qui ont une expérience limitée sur l’entreprenariat et qui témoignent de leur volonté à s’engager dans le secteur, selon le chef de service de suivi évaluation et des activités au niveau de la chambre de commerce de Ngazidja, Nourdine Ali Hamadi. «Nous avons échangé sur les notions et les principes de base de l’entreprenariat. Certains ont mentionné leurs difficultés, indiqué les avantages et inconvénients qu’ils ont rencontré dans le domaine. Et nous avons donc constaté que les difficultés semblent collectives, comme les limites», a-t-il résumé. Nourdine Ali Hamadi a rassuré que l’ensemble des difficultés, et des recommandations données seront enregistrées et présentées aux responsables de la chambre. 


Ces derniers vont les remonter au ministère de l’Economie pour la recherche, selon toujours lui, des solutions pour renforcer la création des moyennes et grandes entreprises et les jeunes qui s’y engagent. Satisfaits du déroulement des 3 heures d’échanges, les intéressés ont réaffirmé leur volonté de contribuer au developpement de la  production et de la consommation locale. Comme une seule personne les participants appellent ainsi le gouvernement à accompagner la production locale pour assurer une autonomie alimentaire. «Plusieurs expériences montrent la capacité de pouvoir nous suffire. Alors, il faut surtout revoir les modalités des taxes et impôts qui bloquent les petites et moyennes entreprises», a manifesté un des participant. Saoudati Maoulida lauréate du projet Djirume 1, qui s’engage dans l’entreprenariat sur la santé de Moringa, a fait savoir que les bénéficiaires doivent s’unir en association pour s’entre-aider et défendre ensemble leurs causes car la majorité partage presque les mêmes difficultés. «Nous devons surtout savoir comment tirer le maximum d’avantages des grandes institutions mondiales dont les Comores viennent d’adhérer, notamment la Zlecaf et l’Omc», a-t-elle insisté.